Angelo, Frédo et Roméo – Film de Pierre Plante

Dans son édition du 28 février 1996, le journal La Presse rapportait qu’un exploitant de salle de Lévis aurait retiré le film au bout de trois jours seulement, par respect pour ses clients.

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Martin Drainville (Angélo) dans Angelo, Frédo et Roméo de Pierre Plante (le comédien joue à la star de cinéma dans une chaise pliante)

Martin Drainville (Angélo) dans Angelo, Frédo et Roméo de Pierre Plante (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

En 1993, dans Louis 19, roi des ondes, Martin Drainville incarnait un quidam inscrit à une émission télé et Benoît Brière campait le caméraman qui était chargé de le suivre partout. Le film de Michel Poulette remportait un large succès public au Québec, attirant plus de 330 000 spectateurs en salle.

L’année suivante, débutait le tournage de Angelo, Frédo et Roméo, une comédie de Pierre Plante, qui faisait ses débuts à la barre d’un long métrage, après avoir été longtemps premier assistant réalisateur (À corps perdu, Malarek, Cruising Bar, entre autres). Histoire de capitaliser sur la popularité de Louis 19, roi des ondes, les auteurs ont pris une prémisse quasiment identique: un sans-grade se retrouve subitement catapulté chez les riches après avoir hérité d’un aïeul fortuné. Le duo de comédiens est resté le même, le type « ben ordinaire » étant attribué à Martin Drainville, tandis qu’à ses côtés Benoît Brière est un réalisateur-arnaqueur qui va tenter de le dépouiller en lui faisant miroiter une carrière en cinéma.

« On a tâtonné un certain temps avant de trouver l’idée de base. Il fallait trouver quelque chose d’efficace qui permettait de passer en finesse d’un sketch à l’autre. » (François Camirand, coscénariste)

Benoit Brière (Frédo) dans Angelo, Frédo et Roméo de Pierre Plante (le comédien incarne un chnois qui fait la grimace)

Benoit Brière (Frédo) dans Angelo, Frédo et Roméo de Pierre Plante (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Hélas, en dépit des espérances du distributeur Claude Larouche, le résultat attendu ne vint jamais. À l’origine, le film avait été imaginé comme une suite de sketches sans lien entre eux, qui devaient chacun simuler divers plateaux de tournage. Le premier épisode, intitulé French Cut, avait d’ailleurs été réalisé en 1992. Laminé à sa sortie en salle, Angelo, Frédo et Roméo est aujourd’hui considéré – à juste titre – comme l’un des pires navets de l’histoire du cinéma québécois récent.

Initialement prévue pour avril 1995, la sortie du film a été repoussée à décembre, pour finalement n’avoir lieu qu’à la fin du mois de février 1996. Dans son édition du 28 février, La Presse rapportait qu’à Lévis, un exploitant de salle aurait retiré le film au bout de trois jours seulement, par respect pour ses clients.

La citation de François Camirand est extraite de La Presse, samedi 1er octobre 1994

Martin Drainville (Angélo), Benoit Brière (Frédo) discutent entre eux. Angélo est pensif. Serait-il en train de se faire fourrer?

Martin Drainville (Angélo), Benoit Brière (Frédo) dans Angelo, Frédo et Roméo de Pierre Plante (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

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