Brood, The – Film de David Cronenberg

Cinquième long métrage de David Cronenberg coproduit au Québec où il est question d’un couple qui se déchire, de psychoplastie et de petits monstres sans nombril.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=-QaK5N0pj7M

Deux ans après l’excellent Rabid, David Cronenberg écrit et réalise The Brood, son cinquième long métrage tourné à Toronto, mais coproduit au Québec par Claude Héroux et Pierre David. Moins versé vers l’horreur que dans ses précédents films, Cronenberg relate l’histoire d’un couple qui se dispute la garde du petit angle blond qui est leur fille. Alors en instance de divorce et luttant pour pour que sa fille Cassandra reste avec lui, Cronenberg tisse des relations tortueuses entre une femme – aux portes de la folie ou manipulée par un docteur machiavélique? – et son mari.

Cindy Hinds est la petite Candice dans The Brood de David Cronenberg (la fillette se masque les oreilles pour ne pas entendre les hurlements de terreur des monstres)

Cindy Hinds est la petite Candice dans The Brood de David Cronenberg (image extraite du film – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Bien que non dénué de moments forts (notamment dans un dernier tiers particulièrement éprouvant), The Brood (mot qui veut dire « la couvée » en français) dépasse le cadre habituel du film d’horreur, à fortiori de la série B traditionnelle. Cronenberg plonge ses personnages dans d’effroyables tourments, largement inspirés des nombreuses évolutions qui avaient cours à l’époque en matière de sciences, psychanalyse et autres expérimentations plus ou moins crédibles. Ici, il est question de psychoplastie, un « don » qui aurait le pouvoir de rendre les esprits ou les fantômes visibles à nos yeux. Il faut dire que dans les années 70, la psychiatrie est en pleine explosion, les thérapies se multiplient et les médications nouvelles font surface. The Brood s’inscrit donc dans un contexte agité, tant sur le plan personnel du cinéaste que d’un point de vue scientifique. L’année suivante, Cronenberg suivra la même tendance scientifique en mettant en scène l’incontournable Scanners, basé sur les pouvoirs de la télépathie.

Samantha Eggar incarne Nola dans The Brood de David Cronenberg (la femme dévoile son ventre mutilé)

Samantha Eggar incarne Nola dans The Brood de David Cronenberg (image extraite du film – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Lors de sa sortie en salle aux États-Unis, certaines scènes particulièrement violentes furent coupées, ce qui assura au film la cote « R » (« Restricted »), dernière cote possible avant l’interdiction aux moins de 17 ans. The Brood a droit à des versions françaises dont les titres diffèrent selon les continents, tels que Chromosome 3 en France, alors qu’au Québec on a plutôt choisi La clinique de la terreur. À noter enfin que The Brood reçut une mention spéciale lors du festival du film fantastique catalan SITGES en 1981.

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