Dangereux, Les – Film de Louis Saïa

Comédie policière de Louis Saïa, Les Dangereux est une tentative ratée de production populaire montée avec l’aide des institutions gouvernementales et de plusieurs entreprises privées. Le film s’écrasa au box office et rejoignit illico la liste des pires productions québécoises de tous les temps.

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Image des comédiens Véronique Cloutier et Guy Nadon dans le film Les dangereux (2002, Louis Saïa, Christal Films)

Véronique Cloutier et Guy Nadon dans le film Les dangereux (2002, Louis Saïa, Christal Films)

Les Dangereux est une comédie policière québécoise réalisée en 2002 par Louis Saïa, qui espérait sans doute retrouver le succès obtenu par ses trois premiers volets de la série Les Boys. Né alors que le cinéma québécois était en plein essor – Les Dangereux est une tentative ratée de production populaire montée avec l’aide de plusieurs entreprises privées dont le logo ou les produits apparaissent clairement à l’écran. Mais le point le plus désolant est sans doute que les institutions gouvernementales embarquèrent dans le projet, gaspillant ainsi de précieuses ressources.

Pourtant, sur le papier, le projet pouvait paraître alléchant. Basé sur un humour potache développé autour d’un sujet minimaliste rempli de préjugés qui ont la vie dure, mené par une brochette de visages populaires et produit avec un budget bien plus important que la moyenne (avec plus de 7 millions, ce film était l’un des plus richement doté du cinéma québécois), la comédie de Louis Saïa pouvait prétendre à d’autres destinées.

Mais comme c’est souvent le cas des productions populistes – il y en a trop dans le cinéma québécois – Les Dangereux s’écrasera platement, ne parvenant à plaire à personne, ni la critique, ni les spectateurs pourtant fortement courtisés. Le film n’attira que moins de 90 000 spectateurs dans les salles et s’est forgé une telle réputation qu’il est devenu persona non grata, même au petit écran des chaînes du groupe Québecor, partenaire de la production. C’est tout dire. Comme le disait justement Louis Saïa au moment de son lancement En humour, si ça ne marche pas, si ça ne rit pas aux endroits que tu avais prévus, tout est raté. Il avait vu juste.

Avis et critiques du film

Heureusement, le public n’a pas mordu à l’hameçon et le film pourra aller bruler dans les puits damnés de l’enfer où il a été conçu, en compagnie d’Angelo, Fredo et Romeo et d’autres comédies québécoises ratées qui ne méritent que d’être oubliées au plus vite. Même la réalisation et le montage sont d’un amateurisme à en couper le souffle.

Source : texte de Alexandre Fontaine-Rousseau, Panorama-Cinéma (4 Octobre 2004)

Despite Les Dangereux’s clichés and formulaic plot, there are some funny moments here, even some laugh-out-loud ones. If your average, churned-out Hollywood comedy is a greasy, artery-clogging supersize fry, than Les Dangereux is a smoked meat poutine—it’s still junkfood, and it sure smells weird, but it’s junkfood de chez nous and a lot of us like it that way.

Montréal Mirror – GENEVIEVE PAIEMENT

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