Je me souviens – Film d’André Forcier

Après l’échec de Les États-Unis d’Albert, André Forcier revient en meilleure forme pour son douzième film, une évocation très personnelle du Québec de la Grande Noirceur

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Je me souviens est le douzième film d’André Forcier que l’on n’avait pas vu depuis la comédie Les États-Unis d’Albert (2005). Le cinéaste grande gueule, détesté des institutions de financement selon ses dires, a grapillé ici et là quelques subsides pour réaliser ce film en HD numérique. Les comédiens, fidèles et amis, se sont prêtés au jeu et ont collaboré à ce tournage difficile (en Abitibi et en Irlande) et ultra serré (d’une durée d’à peine plus de trois semaines).

Le sujet du film traite de syndicalisme et nous propulse dans l’Abitibi des années 1950, lieu de grêves et de revendications des travailleurs du secteur minier qui tentent de s’unir pour former une « union ». Contrairement à son dernier film, Je me souviens se veut plus classique et plus posé. Toutefois la dérision est encore présente et les personnages, même s’ils perdent quelques couleurs dans ce film au superbe noir et blanc, ont une personnalité bien marquée.

« Dans le film, j’explore un microcosme qui évolue au cours des années 50. Des gens en marche vers la Révolution tranquille. Moi, je suis allergique aux clichés. Le clergé est présent, mais les gens n’ont pas le chapelet à la main, le patron anglais est un type rempli de failles. J’éprouve un respect pour notre passé. Balancer tous les crucifix aujourd’hui, pourquoi? On est de culture catholique, après tout. » de dire André Forcier dans les colonnes du Devoir quelques jours avant la sortie en salles du film.

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