Karmina – Film de Gabriel Pelletier

Réalisée par Gabriel Pelletier en 1996, la comédie culte Karmina reste en mémoire pour avoir été la première à traiter des vampires, dans un film qui fut aussi remarqué pour l’inventivité de ses effets visuels, une chose rare pour l’époque au Québec.

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Yves Pelletier, Gildor Roy, Raymond Cloutier et Sylvie Potvin dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) - Collection filmsquebec.com - Reproduction interdite sans autorisation)

Yves Pelletier, Gildor Roy, Raymond Cloutier et Sylvie Potvin dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Réalisée par Gabriel Pelletier en 1996, la comédie culte Karmina reste en mémoire pour avoir été la première à traiter des vampires, dans un film qui fut aussi remarqué pour l’inventivité de ses effets visuels, une chose rare pour l’époque au Québec. Second film de son réalisateur après le drame autochtone L’automne sauvage, Karmina avait connu un succès appréciable en salles avec près de 90 000 spectateurs et fut suivi d’un second volet, encore plus populaire, également réalisé par Gabriel Pelletier, en 2001.

« Karmina, c’est une histoire d’amour entre deux êtres faits… pour ne jamais se rencontrer. On est partis de l’idée que les vampires ne pouvaient pas aimer, avoir de la compassion pour les humains, du fait qu’ils se nourrissent de leur sang. L’héroïne devra donc renoncer à sa condition de vampire. Mais pour acquérir l’aptitude à aimer, Karmina acceptera de prendre le beau risque de devenir humaine, malgré tous les inconvénients de cette condition: souffrance, vieillissement, maladie, mort…» (entrevue de Gabriel Pelletier, tirée d’un article La Presse paru le 2 décembre 1995, p. C2)

En décembre 1997, le film remportait 3 prix lors de la 18e cérémonie de remise des Genie Awards: Meilleure direction artistique, Meilleurs costumes et Meilleurs maquillages. Il était en nomination dans 11 catégories.

Isabelle Cyr dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) - Collection filmsquebec.com - Reproduction interdite sans autorisation)

Isabelle Cyr dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Critiques d’époque

À mi-chemin entre Le Sphinx, de Louis Saia, et le dernier Mel Brooks (Dracula, Dead and Loving It), cette odyssée au pays des morts-vivants se distingue d’abord et avant tout par ses effets spéciaux et ses maquillages, un domaine où le cinéma québécois s’est rarement aventuré. Sauf qu’on aurait peut-être souhaité moins de tape-à-l’oeil et davantage de travail sur le scénario et les dialogues, continuellement en équilibre entre l’imbécillité et le grivois. (Normand Provencher, Le Soleil, samedi 2 novembre 1998, p. D3)


La peinture de société qui naît de ces rapports classiques entre des étrangers (ici, les vampires) et une culture dont ils ignorent tout donne lieu dans plusieurs films (et romans) à des scènes de la plus haute cocasserie. Dans Karmina, celles-ci paraissent très réduites. La meilleure du genre, vraiment hilarante, se déroule dans un bar western où des Québécois coordonnent leurs mouvements de danse en ligne, à la stupeur des vampires. (Odile Tremblay, Le Devoir, 26 et 27 octobre 1996, p. B5)

Robert Brouillette dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) - Collection filmsquebec.com - Reproduction interdite sans autorisation)

Robert Brouillette dans Karmina de Gabriel Pelletier (image extraite du film (capture VHS) – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

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