Moody Beach – Film de Richard Roy

Moody Beach c’est l’histoire de cet homme déraciné qui ne connaît plus ses désirs, de cette femme pour qui le mensonge prend des airs de vérité. Entre eux, une passion qui n’en peut plus d’attendre.

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Moody Beach est un drame sentimental québécois réalisé par Richard Roy et distribué en salles en 1990. Il s’agit du premier long métrage du réalisateur qui sera six ans plus tard derrière Caboose.

Dans les colonnes de La Presse du 6 octobre 1990, Lux Perreault s’entretenait avec Richard Roy. Voici un court extrait de l’article : Si ce film a quelque chose de remarquable, ce n’est pas seulement par cette manière qu’a Richard Roy de se jeter à l’eau lui-meme en tant qu’homme, mais c’est aussi grâce à une mise en scène adaptée au cadre sublime qu’il a choisi d’exploiter: la mer, la plage et la maison. Le Scope était sans doute le format le mieux adapté à un tel cadre mais le 1,85 lui a permis malgré tout de les mettre en valeur. «J’ai cherché à lui donner un look international, c’est évident. Moi, je ne fais pas des films pour qu’ils passent dans le sous-sol de l’Église Saint-Jean-Baptiste, les lumières allumées pendant le bingo! » Si l’image est fignolée, le cadre très travaillé, Roy a également apporté beaucoup de soin au son. À cause du bruit des vagues pendant le tournage, plus de 90 p. cent du son a dû être fait en studio. «Il n’y a pas une vague, soutient Roy, qui n’a pas été refaite. Tous les comédiens se sont postsynchronisés. Ça fait partie du style du film. Parfois, tu vois la mer, et tu ne l’entends même pas. Il y avait une dizaine de sons différents, juste pour les vagues.»

Réception critique

La réception critique du film fut généralement bonne, et même si l’on ne comptabilise aucune récompense majeure en festival, Moody Beach a été plutôt bien accueilli.

Dans la revue 24 images (no 52, 1990, p. 70), Michel Beauchamp relevait dans sa critique les valeurs esthétiques du film, sans toutefois le ménager pour autant : À la source de la demi-réussite du film, probablement deux choses qui se sont perdues dans le glissement de l’un à l’autre film. D’abord, le classicisme revendiqué de la mise en scène de Transit agissait très fortement sur une histoire dense et trouble, puissamment dialoguée. Roy est moins à l’aise dans le dépouillement, et s’opère une contradiction entre le filmage à la nervosité sans cesse retenue et la nudité du récit de Moody Beach, comme si le cinéaste se réfrénait constamment pour épouser le rythme engourdi de l’action. Au vu de l’énergie qui sourdait de Transit, Roy a joué là contre sa nature.(1)

(1) Critique complète : http://id.erudit.org/iderudit/22152ac

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