Pas de vacances pour les idoles – Film de Denis Héroux

Pas de vacances pour les idoles de Denis Héroux est production de 1965 qui se targuait d’être la première comédie musicale canadienne.

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Pas de vacances pour les idoles est une comédie musicale réalisée au milieu des années 60 par Denis Héroux. Il s’agit de son second long métrage après Jusqu’au cou, produit l’année précédente. Le film met en vedette le chanteur Joël Denis, idole de l’époque qui fut popularisé par l’émission Jeunesse d’aujourd’hui qu’il animait avec Pierre Lalonde.

Bizarrement, Pas de vacances pour les idoles, n’est pas répertorié dans la base de données de la Régie du cinéma du Québec. Il a pourtant bien eu droit à une exploitation commerciale en salles au Québec à l’automne 1965.

À noter la présence au générique de fin de Richard Sadler, alors jeune technicien régisseur, qui deviendra par la suite, scénariste, réalisateur et producteur de nombreux films québécois, dont Louis 19, roi des ondes ou Caboosede Richard Roy.

Voir la bande annonce sur le site web d’Éléphant : http://elephant.canoe.ca/video/pas-de-vacances-pour-les-idoles/1241898432001

Présentation du film

Dans les colonnes du Petit Journal, édition du 17 octobre 1965, voici comment un certain « P. V. » présentait le film aux lecteurs :

Pas de vacances pour les idoles est la dernière production canadienne à nous être présentée; toutefois, c’est probablement là notre premier film « commercial ». Des milliers de personnes se déplaceront pour voir leurs idoles. Ça fait un bout de temps qu’on en parle de ce film mettant en vedette Joël Denis (personnage principal), Donald Lautrec (qui apparaît une fois), Suzanne Lévesque, l’amie de Joël, Albert Millaire (incarnant d’une façon remarquable un professeur de philosophie), Jacques Godin (un dur à cuire), Marcel Cabay (un chef de bande), Alain Stanké et Yvan Ducharme (un tandem comique qui aurait pu l’être davantage), Josiane Gibert (dont on n’oublie pas les charmes), Jacques Matti, les Têtes blanches (maintenant décolorées et bien coiffées), les copains de Joël, ainsi que plusieurs figurants représentants les admirateurs de l’idole. Oui, on l’annonce depuis des mois, et on en parlera encore longtemps, mais Pas de vacances pour les idoles n’a rien de comparable aux films tournés avec les Beattles, Johnny Hallyday ou Elvis Presley… loin de là ! Heureusement qu’il y a des gags vraiment amusants à certains endroits ! En dépit de toutes ses erreurs, le film, comme nous le disions tantôt, attirera des foules, d’abord à cause de sa distribution, et aussi parce que l’on peut reconnaître des lieux familiers, tels les édifices de Télé-Métropole et CJMS, la salle de danse l’Escapade à Saint-Hyacinthe, le traversier Québec-Lévis, les aérogares de Montréal et de Toronto… Somme toute, pour s’amuser et se détendre un peu tout en satisfaisant sa curiosité, ce film, présentement à l’affiche du ciné Saint-Denis, est à voir. Il sera en province d’ici quelques semaines, en commençant par la ville de Saint-Hyacinthe.

Commentaire de Denis Héroux

Après avoir vu les films des Beatles, j’ai eu l’impression qu’il y avait un type qui pourrait créer le même phénomène sociologique au Québec. J’ai vu Joël Denis, en province, faire un spectacle devant une foule, j’ai vu une communicabilité entre cet individu et le public; je me suis aperçu que, plus en dehors de Montréal qu’à Montréal même, Joël Denis était un phénomène sociologique. Je me suis dit que ce serait intéressant de transmettre ce même phénomène dans un film.

Texte paru dans « Les 101 questions » posées à Denis Héroux dans Objectif, 36, 1966, p. 14 – (article non signé – Reproduit avec l’aimable autorisation d’Yves Lever. Voir la fiche du film sur son site.

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