Pianist, The – Film de Claude Gagnon

Dans le drame The Pianist de Claude Gagnon, une complicité s’installe entre deux soeurs qui convoitent le même homme. Mais pour Jean et Colette, il faudra un jour cesser le temps des mensonges.

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Le film The Pianist (Le pianiste en version française) est un comédie dramatique canado-japonaise, réalisée par Claude Gagnon, dans la foulée du succès planétaire de Kenny, the kid brother. Basé sur la nouvelle d’Ann Ireland (A Certain Mr. Takahashi) et se déroulant à Toronto, le film relate l’histoire d’un amour interdit entre deux jeunes occidentales et un pianiste japonais.

En dehors d’une sélection au Festival de Cannes, le parcours en festival du film se résume à une sélection au Japon et à un prix pour Maury Chaykin dans un modeste festival portugais dédié films romantiques.

Encart publicitaire du film The Pianist (Le pianiste en VF) paru dans La Presse le 1er février 1992

Encart publicitaire du film The Pianist (Le pianiste en VF) paru dans La Presse le 1er février 1992 – Cliquer pour agrandir

Au générique, notons la présence dans l’équipe technique d’un second assistant réalisateur devenu depuis un cinéaste renommé : Benoît Pilon.

À sa sortie en salles au Québec, 5 300 spectateurs assistèrent aux projections de ce film. Dans les colonnes de La Presse, édition du samedi 1er février 1992, Luc Perreault résumait ainsi son appréciation du film :

L’adolescence, surtout celle des autres, parait toujours un peu vide. Cette histoire se serait-elle passée en France, peut-être une Diane Kurys, celle de Diabolo menthe, aurait pu en exprimer les subtiles arcanes. Sans ce ciment qu’est l’inspiration pour en lier toutes les parties, le récit parait se décomposer à mesure qu’il avance. Les flashbacks, ponctués d’un commentaire appliqué, souffrent d’une trame musicale dont la nécessité — sinon celle de remplir les vides — m’échappe. Le pianiste pianote, jamais on aura le sentiment qu’il exprime des émotions au moyen de la musique. Quand il ne joue pas, c’est encore pire: il fait de grands sourires vides… Ce qui n’aide pas non plus, c’est le fait que les deux jeunes actrices devaient incarner leur personnage à deux âges très dissemblables. Passe encore pour Gail Travers à la silhouette gracile et sans âge mais Mâcha Grenon (la vedette de Scoop) aux formes plus mûres ne peut faire illusion: on ne lui donnera jamais 13 ans. Pourquoi finalement avoir tourné ce film en anglais? Parce que, me répondra-t-on, le roman d’Ann Ireland était écrit dans cette langue. Mais voila: au moment où il y a tellement de bons scénarios québécois qui pourrissent sur les tablettes, est-ce le rôle de nos institutions, au Québec, d’encourager la culture des autres, fût-elle d’une province voisine? Bien sûr, si Claude Gagnon tient à tout prix à tourner en anglais, c’est son droit. Mais, à scénario égal, il semblerait plus logique et plus justifié d’encourager en priorité des cinéastes comme Jean-Claude Lauzon ou Jean Beaudin qui témoignent encore d’une volonté de tourner en français. Que les autres se débrouillent avec les capitaux étrangers. Après tout, le cinéma québécois n’est pas Vision mondiale.

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