Pomme, la queue et les pépins, La – Film de Claude Fournier

La Pomme, la queue et les pépins est une comédie coquine réalisée par Claude Fournier, spécialiste québécois du film populaire de qualité douteuse.

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Cette comédie sans enjeu ni intérêt est un digne représentant de toute une série de comédies vulgaires réalisées au Québec au début des années 70 (Les chats bottés, Deux femmes en or, L’initiation, Après ski, Pile ou face ou Valérie entre autres). Titre anglais : The Apple, the Stem and the Seeds


Le titre aurait pu annoncer une comédie désopilante quand un auteur a un peu d’esprit. Mais d’esprit il n’en est pas question. Tout se ramène dans la région du bas-ventre avec ce que cela peut laisser filer d’éructations, de bruits intestinaux, de vents nauséabonds… Et le langage (verbal) est du même plat fétide. Jamais on n’aura produit au Québec (il faut bien dire au Québec, hélas !) un film aussi vulgaire et aussi dégueulasse. Et dire que pour accoucher cet avorton de pellicule les Donald Lautrec, Janine Sutto, Danielle Ouimet, Denis Drouin, Paul Buissonneau, Gilles Pellerin — tous grands artisses, comme on sait — ont fourni leur caution. Comme quoi la preuve est faite : l’argent n’a pas d’odeur. Et toute cette ordure — il s’agit du film La Pomme, la queue… et les pépins — provient de la porcherie de Claude Fournier. On pouvait s’y attendre. [1]


Dans un article paru dans Le Petit Journal, daté du 22 septembre 1974, Donald Lautrec se plaignait d’avoir été ridiculisé par le film. Il s’expliquait ainsi: Quand j’ai lu le scénario, j’ai bien vu qu’il y avait quelques scènes fantaisistes, mais quand j’en ai parlé à Fournier, il m’a dit que les stars du film seraient protégées. Or, je suis le seul non seulement qu’on n’a pas protégé, mais qu’on a grossièrement mis en évidence à l’aide, non pas de séquences que j’ai tournées, mais à la suite de l’engagement d’une doublure pour mon rôle de Martial Roy..

Donald n’avait pu voir le film avant les autres et ce fut la surprise de sa vie de se voir dans le plus petit appareil, et la caméra braquée sur un pénis… qui n’était pas le sien, subtilité de truquage du caméraman. [2]

Référence : [1] Léo Bonneville dans Séquences : La revue de cinéma, n° 78, 1974, p. 25-31. [2] Article de Jean-Paul Sylvain, Le Petit Journal, 22 au 28 sept. 1974, p.36

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