Pour vivre ici – Film de Bernard Émond

Huitième long métrage de fiction de Bernard Émond, Pour vivre ici poursuit le travail entrepris par le cinéaste autour des thèmes du deuil et de la reconstruction.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=t5RIM2SM-Cg

Après La femme qui boit, La neuvaine et La donation, la comédienne Élise Guilbault retrouve Bernard Émond dans Pour vivre ici, un drame intimiste qui poursuit le travail de longue haleine entrepris par le cinéaste autour des thèmes du deuil et de la reconstruction.

Huitième long métrage de fiction de Bernard Émond, Pour vivre ici relate l’histoire d’une femme qui décide de retourner sur les lieux de son enfance après la mort de son mari. Le film a été sélectionné pour ouvrir la 36e édition des Rendez-vous Québec Cinéma, le 21 février 2018.

La comédienne québécoise Élise Guilbault jour Monique dans le film Pour vivre ici de Bernard Émond - Sur la photo, elle se tient devant un miroir et semble habitée d'une profonde réflexion.

La comédienne québécoise Élise Guilbault jour Monique dans le film Pour vivre ici de Bernard Émond (Les Films Séville)

Notes sur le film

Vivre

Pour vivre ici est l’histoire d’une réconciliation avec la vie.

Lorsque Monique perd son mari, elle croit perdre ce qui la rattachait à l’existence. Elle erre comme une âme en peine dans sa ville pétrifiée par l’hiver. Elle marche pour ne pas tomber. Le souvenir de cet homme tant aimé la tenaille et pourtant elle n’arrive plus à le saisir. Comment continuer à vivre?

Elle prend la route. Elle va chercher le réconfort chez ses enfants à Montréal, mais elle ne le trouve pas. Ils ont leurs vies, leurs préoccupations. Ce sera Sylvie, l’amie de son fils décédé il y a quinze ans, qui lui témoignera le plus de tendresse : elle qui n’est pas de son sang, elle l’accueille, elle l’écoute, elle prend soin d’elle, comme son mari prenait soin du monde et des gens.

Monique repart. Son passé l’appelle. Au bout de la route, tout a changé dans la petite ville du Nord-est ontarien où elle a grandi. Elle espère retrouver des traces de son enfance mais elle cherche en vain, et la ferme de ses grands-parents, où elle a été heureuse, n’existe plus. Monique s’effondre au cimetière en cherchant en vain leur sépulture.

N’y a-t-il plus rien? Se laissera-t-elle mourir? Non. À toutes les étapes de sa route, Monique aura rencontré la beauté, parfois la chaleureuse fraternité. Le passé n’est pas mort : le souvenir des êtres aimés vit en nous, puissamment. Et l’avenir reste ouvert : la filiation, la transmission restent possibles. Sylvie acceptera son legs. Une partie de ce qu’elle a aimé, de ce qu’elle a été continuera à vivre. Et la beauté, qui nous rattache au monde, sera toujours là.

Un visage de femme

La route, le fleuve, les rivières, reviennent constamment dans le film. Le paysage, le voyage sont comme les reflets d’une vie.

Mais il y a deux sortes de paysages dans ce film. Il y a ceux que nous présente la nature, la beauté indicible de l’hiver, la splendeur des forêts et des rivières. Toute cette beauté, toute cette grandeur qui aident à vivre. Et puis, il y a le visage d’une femme toute à sa douleur, ce visage auquel on revient sans cesse et que l’on scrute pour y trouver toutes les nuances du deuil, puis de l’espérance. À la fin du film, lorsque Monique est en rêve dans le bois, devant la cabane de son mari, son visage resplendit d’une joie pure. Puis enfin, à la dernière scène, on y lit une sagesse profonde, et l’apaisement tant recherché.

C’est toute une vie qui est dans ce visage de femme, et dans la comédienne, Élise Guilbault, qui lui donne sa vérité et sa beauté.

Texte de Bernard Émond – Extrait du dossier de presse

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