Tout feu tout femme – Film de Gilles Richer

Cette comédie érotique québécoise des années 70 est le seul film réalisé par le scénariste Gilles Richer.

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Tout feu tout femme est une comédie érotique des années 70 scénarisée et réalisée par Gilles Richer, père de la comédienne Isabel Richer. Peu de temps forts dans la carrière de ce réalisateur oublié, en dehors de la signature du scénario de la comédie Tiens-toi bien après les oreilles à papa… et de l’insipide comédie franco-canadienne J’ai mon voyage, réalisée deux ans plus tôt par Denis Héroux.

Tout feu tout femme est sa seule réalisation pour le cinéma.

Tournage

Gilles Richer (Moi et l’autre, Tiens toi bien après les oreilles à papa, J’ai mon voyage) commençait cette semaine le tournage de Tout feu, tout femme, qui raconte l’histoire d’Isabelle, monitrice dans une garderie d’enfants à l’aéroport de Dorval, et de François Chartrand, un pompier qui a une peur maladive des femmes. Isabelle décide d’en faire son mari. Elle croit qu’il changera d’attitude si elle l’entoure de plusieurs jolies filles.

Ecrit et réalisé par Gilles Richer, le film est une comédie dont les principaux interprètes sont Jean Lapointe, Andrée Boucher, Réal Béland, Marc Gélinas, Raymond Levesque, Denis Drouin, Gilles Pellerin, Guy L’Ecuyer, Louis de Santis.

Gilles Richer a choisi ses « Miss ».

Casting de Tout feu, tout femme de Gilles Richer (1975)

Casting de Tout feu, tout femme de Gilles Richer (1975) – Légende originale de la photo : A noter: le sérieux de Richer, la tension (et le brin d’angoisse des candidates qui rêvent peut-être à la gloire (Photo parue dans La Presse Montréal, Vendredi 9 août 1974).

La distribution de Tout feu, tout femme comprend aussi une vingtaine de Jolies filles que Gilles Richer a choisies, dont plusieurs MISS qu’il auditionnait récemment. Ce sont Dorice Normandin, Miss Carnaval de St-Jean, Diane Forest, participante au concours Miss Aulo-Sport et Mlle Québec; Madeleine Beaudet, Miss Karaté; Monique Miguet, Miss Savoie de France; Jacqueline Juteau, Miss Molson-Sanair; Carmen Lamontagne, Miss Personnalité Nautique: Francine Dufort, Miss Playboy; Michèle l’Heureux, miss Salon des Sports.

Le tournage de Tout feu, tout femme se termine le 3 octobre prochain.

Article paru dans le journal Courrier Sud, mardi 10 septembre 1974, p.8

Première

Première de « Tout feu tout femme » mercredi soir. Si tous les comédiens s’y rencontrent, ça va taire une jolie brochette de vedettes: pas moins de quarante-neuf noms au générique, sans compter l’équipe technique, les producteurs Pierre Lamy, John Dunning et André Link, et le réalisateur, Gilles Richer, également auteur du scénario. Les vedettes du film sont Jean Lapointe, Andrée Boucher, Guy L’Écuyer, Réal Béland, Denis Drouin, Raymond Lévesque, Gilles Pellerin… Le lendemain de la première, c’est la grosse opération : le film est lancé dans sept salles à Montréal et dans neuf villes de l’extérieur.

Gilles Richer, qui s’est fait connaître à la télévision par la série « Moi et l’Autre », a d’abord, au cinéna, été scénariste de Jean Bissonnette (« Tiens-toi bien après les oreilles à papa ») et de Denis Héroux (« J’ai mon voyage »).

Article signé S.D. (sans doute Serge Dussault), paru dans La Presse, vendredi 21 mars 1975, p.A9

Images extraites du film Tout feu tout femme (Montage réalisé pour le catalogue Fantasia 2016)

Images extraites du film Tout feu tout femme (Montage réalisé pour le catalogue Fantasia 2016)

Présentation du film

C’est le 28 mars que sortira au Québec le tout nouveau film de Gilles Richer, Tout feu, tout femme amusante histoire d’amour et de pompiers, qui met en vedette Jean Lapointe et Andrée Boucher.

Tout feu, tout femme raconte comment Isabelle, monitrice dans une garderie d’enfants et, surtout, étudlante en Psychologie, met tout en œuvre pour guérir François, pompier de sa profession, de sa peur maladive des femmes. De quelle façon s’y prend-elle?… Pourquoi pas en l’entourant de jolies filles pour diviser sa peur ? Ses plans réusslsent si bien que…

Tout feu, tout femme des filles qui allument des feux…. des pompiers qui courent les éteindre., un gentil pompier qui héberge ses demoiselles… une classe de Psychologie très intéressée par les faits et gestes de ce gentil pompier… et une fille qui tient absolument à faire de lui son mari â elle toute seule !…

Le nouveau film de Gilles Richer sera distribué par Cinépix dans plusieurs cinéma du Québec dès la fin de semaine de Pâques.

La distribution de Tout feu, tout femme comprend, outre les deux principales vedettes, des noms aussi connus que ceux de Denis Drouin, Réal Béland, Guy L’Écruyer, Raymond Lévesque, Gilles Pellerin et Marc Géllnas.

De plus, Tout feu, tout femme regroupera un grand nombre de jolies québécoises, dont plusieurs MISS… recrutées durant le tournage, l’été dernier.

Article paru dans le journal Courrier Sud, mardi 18 mars 1975, p.26

Un « bide »

Le film Tout feu tout femme qui a été un bide, était proche d’être un succès. Le scénario était drôle mais le son était mauvais, la caméra pas au mieux, etc. Un gars ne peut pas tout faire tout seul. Je l’ai dit à mon ami Gilles Richer, qui a réalisé le film, écrit le scénario, écrit la musique et tout. – Entrevue de Jean Lapointe dans le Cahier télé de La Presse, 20 décembre 1975, p.6

Réception critique

Gilles Richer, qui s’est fait la main avec sa série à la télévision, Moi et l’autre, excelle dans les scénarios à souffle court. Pas méchant pour deux sous, il se contente de déployer, au fond de ses canevas, tous les mécanismes de la comédie à ficelles qu’il manipule adroitement, quitte à verser dans la facilité. Si ce n’est pas toujours tellement profond, c’est parfois fort amusant. Son comique est essentiellement un comique de situation, nourri par un comique de caractère de bon aloi.

Séquences – La revue de cinéma, n° 72, 1973, p. 26-32.


Si j’étais pompier, je protesterais violemment contre cette ineptie qu’est Tout feu, tout Femme, premier long métrage de Gilles Richer. A voir comment ce piètre fabricant de pellicule traite ses personnages, on dirait qu’il n’a trouvé dans une caserne que des pompiers demeurés, insignifiants, maladroits, gaffeurs soumis à un chef aussi stupide. Décidément le comique voudrait naître de l’idiotie collective. On a alors une série de sketches aussi minables les uns que les autres et on assiste à des péripéties engendrées par une absence totale de sens commun. Comme quoi la bêtise va se nicher partout, même sur la grande échelle. Mais ne courez pas au feu: le film est magistralement horrible.

Léo Bonneville, Séquences – La revue de cinéma, n° 82, 1975, p. 156-175.

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