Wolfe – Film de Francis Bordeleau

Pour son premier long métrage, Francis Bordeleau porte un regard cru sur des thèmes délicats tels que l’aliénation et le suicide.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=LcY6Key2Jb8

Révélé en 2016 grâce à Carnasse, court métrage qui lui valut le prix du public lors des Fantastiques week-ends du cinéma québécois à Fantasia, Francis Bordeleau signe avec Wolfe un premier long métrage de fiction qui porte un regard cru sur plusieurs thèmes délicats, tels que l’aliénation et le suicide. Produit sans l’aide des institutions de financement, Wolfe évoque en filigrane le mal-être de jeunes adultes ayant perdu confiance en la vie après avoir assisté à un événement tragique lors d’une soirée d’anniversaire d’une de leurs amies.

«Dans le milieu où j’évolue, il y a beaucoup de maladies mentales. Puisqu’on la décrit tout le temps comme étant quelque chose de négatif, on a choisi d’aborder ce thème de manière neutre: on ne dit pas que c’est positif ou négatif, on dit juste que ça existe, beaucoup plus qu’on pense.» (Francis Bordeleau)

Sur la trame sonore, on retrouve: Laurence Nerbonne (Montréal XO), Dead Obies (Oh Lord), Fauve (Blizzard), Pierre Lapointe (Deux par deux rassemblés), Denise (Convulsions), Antoine93 (Love me less), Wayfloe (Echoes)

Mot du cinéaste

Il y a de ces moments où tout foutre en l’air nous paraît comme l’idée du siècle. Un éclair de génie, dont tous les adultes ont passé outre lorsque l’occasion leur était donnée. Nous, à 20, 22, 25 ans, nous sommes plus malins. Nous allons vivre coûte que coûte ce qui nous fait exister. Nous allons être ce que nous choisissons d’être.

Cette exubérance et arrogance, aussi belles et imposantes qu’elles puissent l’être, ont toutefois un lourd poids à assumer. Une facture mentale et sentimentale qui laisse perplexe, qui cause des cicatrices par les sacrifices. La naïveté et l’insouciance d’exister à haute cadence entraînent des chutes vertigineuses, et des montées euphoriques. Un genre de montagne russe qui marque une vie, encore si courte et peu défrichée.

Ces petits loups dont on parle, cette meute qui mord, qui gifle et qui court, c’est nous. Enfin, ce qui reste de nous et du poids de nos décisions. Car tout ce qu’on exécute aura des impacts sur autrui, sur ceux que l’on aime, et plus encore, sur ceux pour qui nous nourrissons une haine brûlante. Nous entrons dans ce cinéma pour ébranler, vociférer des cris, s’aventurer à des vies brisées, être immatures et statuer que malgré ce vacarme et les pertes, nous sommes toujours debout. Toujours. Et parfaitement lucides.

Source de la citation ci-dessus: communiqué de presse – Source du mot du cinéaste: dossier de presse

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