Ballerina – Film d’Éric Warin et Éric Summer

Coproduit par le Québec et la France, Ballerina est un long métrage d’animation entièrement fabriqué dans les studios de la compagnie montréalaise L’Atelier Animation.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=rQiVWiCCfPw

Coproduit par le Québec et la France, Ballerina est un long métrage d’animation pour la jeunesse réalisé par le duo français Éric Warin et Éric Summer.

Ballerina a été entièrement fabriqué au Québec par L’Atelier Animation, un studio montréalais dédié à la fabrication de longs métrages et de séries d’animation 3D. « Nous sommes heureux et très fiers du travail accompli par notre équipe pour le film, d’autant qu’il s’agit du premier projet de l’Atelier Animation, » déclare Johanne St-Arnauld, directrice générale. Établi à Montréal depuis 2012, l’Atelier se démarque par le choix de ses projets d’envergure et par son infrastructure technologique en constante évolution. Véritable lieu de créativité, le studio privilégie le talent et l’audace en s’entourant d’artistes, de techniciens et de gestionnaires passionnés.

Avant sa sortie au Québec (le 24 février 2017), le film a été ditribué dans près de 40 pays à travers le monde. Depuis cette sortie internationale, le film a déjà atteint un box-office de plus de 45 millions de dollars.

Image extraite du film Ballerina - COPYRIGHT-2016-mitico—gaumont—m6-films

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Entretien avec les producteurs

Quel a été le point de départ de l’aventure Ballerina ?

Yann Zenou : En 2010, Eric Warin et Eric Summer nous ont présenté le pitch et les premiers croquis d’un projet qui s’appelait à l’époque « La véritable histoire des petits rats de l’Opéra ». Nous sommes tout de suite tombés amoureux de cette petite fille qui s’échappait de son orphelinat pour rejoindre Paris afin d’entrer à l’opéra. Nous avions le début d’une belle histoire mais tout restait à faire.

Laurent Zeitoun : Il en a résulté trois années d’errance et de questionnement sur la façon de concrétiser un film à la hauteur de nos rêves… Un film qui met Paris en lumière à une époque que l’on a peu l’habitude de voir au cinéma : ce Paris en pleine mutation haussmannienne avec la Tour Eiffel et la statue de la Liberté en construction.

Yann Zenou : … Et on est parti la fleur au fusil alors que nous n’avions aucune expérience dans le domaine de l’animation. Durant cette période, nous avons eu la chance d’avoir le soutien de partenaires qui nous ont fait confiance.

Laurent Zeitoun : Ce n’est qu’en 2013 que le projet a pris un nouveau départ et un autre titre : Ballerina. Tout était enfin réuni pour réaliser cette aventure. Cette expérience a été pour nous un véritable marathon tant le travail à effectuer était gigantesque ! Cela nous a marqués, Ballerina est désormais notre enfant. Nous l’avons vu se construire s’affiner, grandir. On a presque peur de le lancer à la conquête des salles même si on est persuadé que les enfants, les familles vont l’adopter et qu’il fera partie de leurs rêves.

Image extraite du film Ballerina - COPYRIGHT-2016-mitico—gaumont—m6-films

Image extraite du film Ballerina – COPYRIGHT-2016-mitico—gaumont—m6-films

Comment s’est déroulé le processus de création ?

Laurent Zeitoun : Nous voulions que l’aboutissement soit flamboyant, à la hauteur des standards de l’animation des studios américains. On voulait que Ballerina soit un divertissement grand public, plein de vie et positif.

Yann Zenou : Et ce message est l’inverse de celui que délivre la mère supérieure de l’orphelinat : « Les rêves ne se réalisent pas. Ce ne sont que des chimères… La vie est sans pitié ». Le pitch de base nous entraînait vers un drame mais ce qui nous a guidés davantage c’était l’envie de dire aux enfants avec légèreté de ne jamais renoncer à ses rêves. Cette petite phrase nous accompagne tous les jours dans notre boulot de producteur.

Laurent Zeitoun : Finalement le processus créatif s’est mis naturellement en place grâce à l’équipe de grands professionnels qui nous ont rejoints sur le film.

En quoi le milieu de la danse classique était-il le vecteur rêvé ?

Laurent Zeitoun : Se lancer dans la danse classique est un combat de tous les instants, y compris contre soi-même : ça nécessite tellement de rigueur, d’abnégation et de souffrance que le renoncement est une défaite totale. Cette discipline reste un Everest dans le monde sportif et artistique. Si tu n’es pas fermement accroché à tes rêves, tu abandonnes…

Yann Zenou : … Et comme personne n’atteint jamais la perfection, tout danseur ou danseuse ne cesse de poursuivre inlassablement son Graal. Cette perfection, ce sont nos deux chorégraphes qui nous l’ont offerte. Aurélie Dupont et Jérémie Bélingard ont joué un rôle capital pour faire vivre l’expérience de la danse classique dans le film.

Nicolas Duval-Adassovsky : D’un point de vue visuel, c’est une discipline extrêmement cinégénique. La contempler est une expérience incroyable ; l’animer pour les besoins d’un film, c’est la sublimer. Toutes les pirouettes que Félicie et les autres exécutent ont été doublement amplifiées par rapport à la réalité. L’animation requiert souvent une forme d’exagération du réel : ce fut par exemple le cas pour les personnages imaginés au départ par Eric Warin qui sont passés entre les mains des « character designers » chargés d’affiner les traits, voire les exagérer comme les yeux.

Extrait du dossier de presse français

Félicie - Image extraite du film Ballerina - COPYRIGHT-2016-mitico—gaumont—m6-films

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