3 Histoires d’Indiens – Film de Robert Morin

3 Histoires d’Indiens laisse la parole à des jeunes de la communauté autochtone du Québec, bien décidés à leur manière à se sortir de conditions plus que précaires.

http://www.filmsquebec.com/wp-content/uploads/2014/04/3-histoires-dindiens.jpg

Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=U0lLU8HLXpg

Quatorzième long métrage fiction de Robert Morin, 3 Histoires d’Indiens est une chronique chorale autochtone qui relate le parcours de quelques adolescents bien décidés à changer les choses à leur manière. Le film laisse la parole à des jeunes de la communauté autochtone du Québec et montre, à travers leur regard et expliqués par leurs propres mots, des manifestations de leur volonté de vivre autre chose que l’alcoolisme ou la drogue, notamment en favorisant le retour à la nature. Robert Morin tente de cette manière de reconstruire une image de ce que nous nommons communément « l’indien ».

Par son amateurisme, sa lucidité et sa singularité, tant filmique que narrative, 3 Histoires d’Indiens est une œuvre à part dans la cinématographie québécoise. Bien que cette nouvelle production de Morin l’iconoclaste ne soit pas sans partager quelques points communs avec le travail réalisé par le Wapikoni mobile, elle porte bel et bien la marque d’un auteur à nul autre semblable.

Shandy-Ève Grant dans 3 Histoires d'Indiens (©Coop Vidéo)

Shandy-Ève Grant dans 3 Histoires d’Indiens (©Coop Vidéo)

Dans une entrevue accordée sur Cinéfilic.com [1], Morin expliquait à Jean-Marie Lanlo son rapport à cette communauté : j’ai une cabane depuis 30 ans près de Maniwaki, à l’entrée du Parc La Vérendrye. Je côtoie donc beaucoup ces gens. Je chasse également le caribou avec des Indiens cris à la Baie James, je vais à la pêche avec eux… J’ai des rapports avec ces gens, contrairement à beaucoup de personnes qui vivent là-bas. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai des atomes crochus avec eux. Je les ai toujours admirés dans leurs drames. Ils sont très solidaires, même s’il ont aussi un côté autodestructeurs. En fait, il n’y a pas de différence entre un milieu autochtone et un milieu pauvre. Ils sont comme un milieu pauvre en milieu forestier. Ils ont les mêmes problèmes et les mêmes qualités que les pauvres de Saint-Henri, de Côte-Saint-Paul ou d’Hochelaga-Maisonneuve. Ils sont trash, ils se détruisent, mais ils ont un sens de l’entraide qui est plus grand que celui des milieux favorisés.

Le film avait fait son apparition en première mondiale au festival de Berlin puis avait été projeté en première nationale durant les Rendez-vous du cinéma québécois.

À noter que comme plusieurs productions indépendantes, une partie du financement a été assurée grâce à plus de 200 internautes, par le biais d’une plateforme de sociofinancement.

Référence : [1] : http://www.cinefilic.com/2014/04/entrevue-avec-robert-morin-3-histoires.html

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