Solo – Film de Paule Baillargeon

Téléfilm réalisé en 1991 par Paule Baillargeon, Solo explore la solitude de deux trentenaires urbains, frileux devant l’engagement amoureux.

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Solo de Paule Baillargeon - Julie Vincent (d.) console son amie (Johanne Fontaine) qui ne trouve pas l'amour

Solo de Paule Baillargeon – Julie Vincent (d.) console son amie (Johanne Fontaine) qui ne trouve pas l’amour – (capture d’écran de la VHS ©filmsquebec.com)

Solo est un téléfilm réalisé par Paule Baillargeon en 1991 qui fut présenté pour la première fois en janvier 1992 sur les ondes de la SRC. Le film explore le phénomène social des gens qui, à bientôt 40 ans, ont encore peur de l’engagement amoureux et décident de vivre seul leur vie, sans avoir à prendre de risques sur le plan affectif.

Solo fait partie de la seconde série de films produits pour Radio-Canada par un regroupement de producteurs indépendants (Vidéofilms, Les Productions du Verseau, Les Films Vision 4 et Les Productions du Cerf) nommé Les Producteurs T.V. Films Associés. Les films Comme un voleur de Michel Langlois, Nénette d’André Melançon, ainsi que L’homme de rêve de Robert Ménard faisaient également partie de ce deuxième volet. Une première série de dix films avaient vu le jour durant les trois ou quatre années précédentes et avaient été diffusés sur Radio-Québec. Il n’y eut pas de suite à cette seconde cohorte.

Solo de Paule Baillargeon - Julien Poulin (d.) donne de précieux conseils amoureux à son ami Marc Messier (g.) avant de sa faire geler la mâchoire (mais pas trop)

Solo de Paule Baillargeon – Julien Poulin (d.) donne de précieux conseils amoureux à son ami Marc Messier (g.) avant de sa faire geler la mâchoire (mais pas trop) – (capture d’écran de la VHS ©filmsquebec.com)

Ici, il n est plus question de la solitude fondamentale de l’être humain, mais de celle d’un important groupe d’adultes qui se sont dit: nous on ne se marie pas, nous on n’aura pas d’enfant, parce que c’est trop compliqué, parce qu’on n’a pas confiance, parce que ça ne marche jamais.
– Paule Baillargeon

Critique d’époque

Une des premières scènes résume parfaitement les données du film: Hélène est dans un café plein de gens seuls a leur table. Arrive un couple, manifestement amoureux. La caméra se fixe sur chacun des visages solitaires. La scène est muette, mais on entend rugir les questions: Pourquoi eux? Comment ont-ils réussi? Pourquoi pas moi? À quoi bon? Solo aurait pu être un film très noir, à la limite du supportable. Il ne l’est pas. Deux personnages secondaires réussiront à vous dérider à plusieurs reprises. …/… C’est Paule Baillargeon qui a réalisé Solo. Elle se révèle une réalisatrice remarquable. Il faut voir comment elle situe ses personnages. Hélène, avec son petit salaire, vit dans un appartement écrasé par le Stade olympique à côté. Le dentiste hautain vit au Village olympique, dominant la ville, et Hélène aussi. (- Louise Cousineau, La Presse, 11 janvier 1992)

Solo de Paule Baillargeon - Julie Vincent (g.) et Marc Messier (d.) aux premiers temps d'une relation passionnée - (capture d'écran de la VHS ©filmsquebec.com)

Solo de Paule Baillargeon – Julie Vincent (g.) et Marc Messier (d.) aux premiers temps d’une relation passionnée – (capture d’écran de la VHS ©filmsquebec.com)

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