Village enchanté, Le – Film de Marcel Racicot et Réal Racicot

Produit de manière totalement artisanale sur une durée de plus de six ans, Le village enchanté est le premier long métrage animé canadien.

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Image extraite du film d'animation Le village enchanté des frères Racicot

Image extraite du film d’animation Le village enchanté des frères Racicot

Le village enchanté est un dessin animé québécois réalisé en couleurs par les frères Marcel et Réal Racicot. Il s’agit de leur seule réalisation commune. Produit de manière totalement artisanale sur une durée de plus de six ans, Le village enchanté est le premier long métrage animé canadien, « un film plein de fraîcheur et de gentillesse qui enchantera grands et petits » comme le qualifiait le journal La Patrie lors de sa sortie. Le film, naïf à souhait, illustre avec humour la colonisation de l’Abitibi, en se basant sur des contes et légendes d’autrefois, notamment celui de la chasse-galerie.

Le film est sorti en salles le 23 décembre 1955 à Montréal au Saint-Denis et à l’Alouette, ainsi que quelques villes du Québec. Comme on peut le voir ci-contre, le film des frères Racicot était présenté en programme double avec Le Dernier des Robins des Bois, une fantaisie française d’André Berthomieu avec Roger Nicolas et Nicole Maurey.

Encart paru dans Le Devoir du 29 décembre 1955 ventant le film d'animation Le village enchanté

Encart paru dans Le Devoir du 29 décembre 1955 ventant Le village enchanté (source: filmsquebec.com)

Une belle copie du film a été présentée par Fantasia en juillet 2012. Le film a depuis été restauré par Éléphant.

Réception critique

La grande majorité de la presse de l’époque a louangé – à juste titre – l’investissement personnel des frères Racicot pour faire naître leur projet, et ont salué avec vigueur la naissance de cette toute première longue pellicule animée jamais produite au Canada. Leurs commentaires furent donc très compréhensifs envers les approximations techniques et narratives du film, masquées par l’inexpérience et le manque de moyens. Seule voix discordante, celle de Jacques Lamoureux qui signait dans la revue Images d’avril 1956* un texte très défavorable titré Et encore du folklore. En voici un court extrait reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur : À proprement parler, il n’y a pas de scénario et c’est le plus grave reproche que je fais au film. Il est bien évident que l’auteur ne sait pas du tout où il va. Comme il n’y a pas de ligne dramatique définie, il invente de petites trames ici et là et réussit ainsi à faire un « long métrage ». Ces remarques peuvent paraître non fondées, il est bien possible, mais n’empêche qu’à la représentation, les enfants étaient visiblement ennuyés par cette incohérence, cette absence de cadre, de construction, de progression, d’action même.

* Vol. 1 no 3, p. 16 à 18

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