Résumé détaillé de Tendresse ordinaire de Jacques Leduc

La nuit, Une femme marche le long d’une plage fouettée par les vagues. Olivia trouve un corps, étendu, sans vie. Il revient à lui, et la regarde longuement, de la braise dans les yeux… il s’agrippe à elle et la violente. Monologue d’un inconnu devant sa fenêtre. Stevens Brown, fils de Théa et Thimotée est…

La nuit, Une femme marche le long d’une plage fouettée par les vagues. Olivia trouve un corps, étendu, sans vie. Il revient à lui, et la regarde longuement, de la braise dans les yeux… il s’agrippe à elle et la violente. Monologue d’un inconnu devant sa fenêtre. Stevens Brown, fils de Théa et Thimotée est revenu. Olivia se réveille sur la plage, observée par Perceval et Stevens. Le révérend observe la scène de loin. De retour à la ferme, Perceval apprend à son père que Stevens est revenu… mais le fermier refuse d’en entendre plus.

Attention: comme tous les résumés de ce blogue, l’intrigue du film est totalement dévoilée ici.

Stevens accepte de travailler le terre de Maureen, qui ne tarde pas à succomber à ses charmes. Les jeunes filles chantent à la messe. Maureen interrompt leurs ébats et courre au sermon du révérend Nicolas extrait de l’évangile selon St-Mathieu : « Méfiez-vous des démons, mais méfiez-vous aussi de vous-mêmes… Nous sommes tous faits de sang et de chair. Nous devons si souvent lutter contre nos pensées… Il faut se méfier du plaisir de nos sens… » Stevens arrive à son tour créant un émoi certain, « c’est le démon ».

À la sortie de la messe, Stevens fait la connaissance de Nora Atkins, sa petite cousine germaine et soeur d’Olivia. Stevens est le centre de toutes les attentions et « les boys» du village sont jaloux. Sur le parvis de l’église, le père de Stevens rejette toute possibilité de renouer des liens avec son fils, parti cinq ans plus tôt…

Chez les Atkins, « La nature, c’est comme le monde, c’est difficile à comprendre » dit le père, alors quand on évoque à table les voyages de Stevens, on sent chez Olivia, un émoi pointer… La jeune femme est visiblement troublée. Leur première rencontre a lieu un peu plus tard. Regards langoureux… « j’t’emmènerais dans le sud avec moi, t’aimerais ça ». Crise de jalousie de Nora : « t’es le garçon le plus détestable que je connaisse! ». Le révérend est encore là, omniprésent. Un révérend qui a encore du désir pour Irène, mais qui ne peut avoir l’enfant qu’il désire, alors elle le pousse vers Nora… Encore une fois, Stevens essaye de renouer le contact avec son père, mais le vieux le repousse. La nuit tombée, Stevens et Olivia se revoient. Elle se refuse encore, de toute façon elle est « trop sainte-nitouche pour lui » comme dit sa sœur.

Puis, inlassablement, Stevens revoit Olivia et lui demande partir avec lui. Elle refuse « on part pas comme ça du jour au lendemain ». Il la prend de force, le frère d’Olivia intervient et les deux hommes se battent ; Stevens va se réfugier dans le hangar chez Maureen, qui part seule à la fête du village.
À la fête, alors que les rigodons font danser les habitants, Stevens vient – en rêve – chercher Olivia, qui se refuse encore une fois. « Alors, toi aussi t’es hypocrite, comme les autres. J’te déteste, comme les autres ». Il part seul et rencontre Nora qui déambule dans les rues. Elle l’attire à elle, il la repousse. Elle pleure. Il boit. Le révérend, qui suivait Nora, la rejoint dans une grange, la console, la caresse… Perceval les observe silencieusement… et va prévenir Irène. Peu après, elle se suicide en se jetant d’une falaise.

Le révérend est accablé, il sait « que tout sera clair à la lumière du jugement dernier… ». Nora se persuade qu’elle est faite pour le bonheur, tandis que Maureen arrête l’horloge pour ne plus voir couler ce temps sans Stevens. Mais la barque qui devait l’emmener loin d’ici est inutilisable. Alors, découvrant qu’il est obligé de rester dans cet endroit maudit, il va se perdre dans les vagues de la mer déchaînée. « Je te hais, père ».

Retour sur la scène d’ouverture : une femme marche le long d’une plage fouettée par les vagues. Olivia trouve un corps, étendu, sans vie. L’inconnu livre son dernier monologue. Au petit matin, Perceval découvre un corps, c’est Olivia qui a été assassinée par Stevens.

Charles-Henri Ramond, janvier 2009

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