Lilies – Film de John Greyson

Lilies (Les Feluettes) est un drame angloquébécois réalisé par le cinéaste John Greyson. Fleuron du cinéma queer canadien des années 90, le film remporta un grand succès critique et eut une importante carrière internationale.

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Jason Cadieux et Danny Gilmore (g.) dans Lilies (Les Feluettes)

Jason Cadieux et Danny Gilmore (g.) dans Lilies (Les Feluettes)

Fleuron du cinéma queer des années 90, Lilies (Les Feluettes en version française) est un drame angloquébécois réalisé par le cinéaste John Greyson. Le film, une adaptation de la célèbre pièce de Michel Marc Bouchard, est sans doute le plus connu de Greyson, connu pour son engagement auprès de la cause gaie et qui s’était démarqué trois ans plus tôt avec Zero Patience», une comédie musicale traitant du sida.

À l’instar de la pièce originale qui fut traduite puis présentée dans de nombreux pays, l’adaptation cinématographique eut une carrière importante au Canada et dans les festivals internationaux. Lilies a remporté plusieurs prix, dont : Meilleur film canadien section jeune cinéma à Locarno, meilleur film canadien selon le public du Festival des films du monde de Montréal ; quatre prix Génie dont celui du meilleur film ou encore le Grand Prix du Jury à Los Angeles.

Notes de Michel Marc Bouchard

Le texte ci-dessous est extrait de l’article : « Michel Marc Bouchard : à propos de Lilies, de John Greyson », Élie Castiel, Séquences : la revue de cinéma, n° 186, 1996, p. 28.

Sur l’adaptation

Comme j’avais déjà vécu au théâtre une belle histoire d’amour avec Les Feluettes, j’ai trouvé intéressant de relever le défi en transposant la pièce à l’écran. Et comme je me sentais en terrain de connaissance, je n’ai pas trouvé trop de difficultés dans cette première aventure dans le domaine de la scénarisation cinématographique. Je maîtrisais à fond toute la ligne émotive ou la ligne directrice de la représentation. Le reste était tout simplement d’arriver à m’entendre avec le réalisateur.

Ellipses

Pour les besoins du scénario, la pièce a été amputée d’environ la moitié. Certains personnages ont dû être réduits parce qu’il fallait absolument donner un point de vue au récitAu théâtre, il y a, en général, un seul plan, mais la complexité des relations humaines fait en sorte que des sous-plans se créent sans qu’on s’en rende toujours compte. Au cinéma, par contre, on doit choisir. On ne peut pas tout montrer.

Terrain d’entente

Au départ, nous avions établi des critères. Je tenais à ce qu’on évite le côté freak show avec cette adaptation. Et comme j’ai eu la chance d’écrire le scénario de ma propre pièce, ça m’a permis de tenir la barre au niveau de plusieurs choix. Par exemple, John avait pensé ajouter des éléments actuels, chose à laquelle je me suis opposé. Le défi était trop important pour l’escamoter avec des anachronismes. Le cinéma de John Greyson prend beaucoup de libertés. On a pu le constater dans Urinai et Zero Patience. Dans Lilies, certaines audaces ont porté fruit, d’autres ont dû être éliminées. Notre intention n’était pas de faire une captation littérale de la pièce. Au contraire, d’un commun accord, nous avons décidé de tenir un discours qui puisse rejoindre la sensibilité des spectateurs.

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