Marie s’en va-t-en ville – Film de Marquise Lepage

Premier long métrage de Marquise Lepage, Marie s’en va-t-en ville relate la rencontre de femmes poquées par la vie qui tentent de s’accrocher comme elle peuvent.

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Frédérique Collin dans Marie s'en va-t-en ville de Marquise Lepage (image extraite du film)

Frédérique Collin dans Marie s’en va-t-en ville de Marquise Lepage (image extraite du film – Collection filmsquebec.com – Reproduction interdite sans autorisation)

Marie s’en va-t-en ville est le premier long métrage de la réalisatrice Marquise Lepage, alors âgée de 26 ans. Il y est question d’une amitié fragile entre une jeune écorchée vive et une prostituée sur le retour. Le style sobre de ce film tourné à Montréal à l’hiver 1986 repose sur des scènes proches du documentaire. On y voit la vie dans tout ce qu’elle a de plus ordinaire, où l’amour, la passion et les relations humaines sont montrées sans fard, dans les lumières crues du centre-ville, les ruelles, les appartements exempts de richesse et de chichis. Les contacts sont durs à nouer, et les rapports homme femme sont tendus, pour dire le moins. Avec Marie s’en va-t-en ville, Marquise Lepage propose un regard sur notre présent doublé d’une vision intime de la condition féminine qui évoque celle de Anne Trister et La femme de l’hôtel, de Léa Pool.

Je suis parvenue à faire ce film parce que je suis une tête de cochon.
-Marquise Lepage

À sa première présentation (au FFM 1987), cet essai de belle facture fut généralement bien accueilli par la critique locale. À l’international, Marie s’en va-t-en ville a connu un parcours impeccable, remportant le prix du public pour le meilleur long métrage étranger au Festival de Belfort (novembre 1987) ainsi que le prix de la meilleure actrice (Frédérique Collin) au Festival international du film pour la jeunesse de Gijon en Espagne (1988). Le film avait également été nommé aux Prix Génie dans quatre catégories.

Titre de la version sous-titrée en anglais: Marie in the City.

Citation ci-dessus extraite d’un article de La Presse, 29 août 1987, page E 20

Critiques d’époque

Dans toute sa simplicité, Marie s’en va-t-en ville est surtout un film juste, réalisé prudemment par une jeune cinéaste consciente qu’un scénario solide est un précieux allié lorsque vient le temps d’aborder la mise en scène de long-métrage. (Marcel Jean, Le Devoir, 10 octobre 1987, page C-7)


Marquise Lepage est une cinéaste qui sait qu’on ne fait pas un film pour battre des records de vitesse et elle connaît la musique des mots. Elle sait observer les gestes, épurer les dialogues et possède un talent certain pour la direction d’acteurs. La cinéaste sait également qu’au cinéma comme dans la vie, les objets qui circulent d’un corps à l’autre, de même que les gestes ou les actions posés, sont souvent (toujours) les relais du désir; ils expriment autrement ce que la parole, la bouche, n’osent exprimer. (Linda soucy, 24 Images, Numéro 36, 1987)

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