A tout prendre – Film de Claude Jutra

À tout prendre de Claude Jutra marque les débuts de ce qu’il serait convenu d’appeler aujourd’hui la Nouvelle vague québécoise. Outre le fait qu’il a marqué les débuts du cinéma québécois de façon indélébile, le film de Jutra a aussi grandement contribué à faire connaître l’existence d’un cinéma canadien francophone sur la scène internationale.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=5OYhAcJHSDU

À tout prendre, deuxième long métrage de fiction de Claude Jutra marque les débuts de ce qu’il serait convenu d’appeler aujourd’hui la Nouvelle vague québécoise. De construction « cinéma direct » (improvisation des acteurs, caméra légère et très mobile, son enregistré en direct), À tout prendre est l’un des premiers films québécois à avoir été acclamé par la critique internationale.

Outre le fait qu’il a marqué les débuts du cinéma québécois de façon indélébile, le film de Jutra a aussi grandement contribué à faire connaître l’existence d’un cinéma canadien francophone sur la scène internationale. À tout prendre a reçu le Grand Prix au 1er festival du film canadien, Montréal, 1963 ; le Prix de la presse internationale et Prix de la télévision belge lors de la 3eme compétition internationale du film expérimental à Knokke-le-Zoute en Belgique, 1963 et le Grand Prix, catégorie long métrage au Palmarès du film canadien de 1964.

Claude Jutra et Johanne Harrelle dans À tout prendre

Claude Jutra et Johanne Harrelle dans À tout prendre

Parmi les très nombreux textes écrits à propos du film, citons un court extrait de celui de l’historien québécois Gilles Marsolais, qui l’avait vu en 1963 au tout jeune Festival International du film de Montréal. Il en disait : À tout prendre s’offre comme un miroir tendu à la société québécoise autorisant toutes les combinaisons possibles. Il a la force de ces miroirs trompeurs qui rejoignent l’inconscient collectif. Sa véritable modernité n’était pas claire en 1963, au-delà de sa modernité étonnante-détonnante dans le cinéma québécois de long métrage de fiction qui n’existait pour ainsi dire pas, et dont il marquait symboliquement la véritable naissance. [1]

Notons également que la fin d’À tout prendre ressemble étrangement à la fin réelle de Claude Jutra, disparu en 1986-87 sans laisser de trace et retrouvé mort sur les rives du St-Laurent plusieurs semaines plus tard. Tout un symbole pour ce film inoubliable.

Référence : [1] : «À tout prendre de Claude Jutra : la quête d’une image de nous-mêmes» Gilles Marsolais, 24 images, n° 100, 2000, p. 29 - Texte complet : http://id.erudit.org/iderudit/23685ac

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