Jo pour Jonathan – Film de Maxime Giroux

Le cadre et le ton de Jo pour Jonathan sont maîtrisés. Un second essai réussi pour le jeune auteur québécois Maxime Giroux qui explore ici les conséquences d’une erreur de jeunesse.

http://www.filmsquebec.com/wp-content/uploads/2012/10/jo_pour_jonathan_affiche2.jpg

Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=_dC_dTUsKvc

Après Demain datant de 2008. Avec Jo pour Jonathan, Maxime Giroux continue dans ce second long métrage son exploration de la solitude urbaine et de la désolation de la jeunesse. Cette fois c’est le drame d’un jeune homme désoeuvré et solitaire qui cherche à démontrer que lui aussi il existe et pas seulement en tant que cadet de la famille. Mais sa tentative de sortir de l’ombre tourne au cauchemar. Jo doit alors aller au bout de ses actes pour se libérer de sa culpabilité.

Véritable chronique de la fatalité, Jo pour Jonathan utilise fort-à-propos les silences et les non-dits pour dépeindre un univers froidement déprimant, duquel une certaine partie de la jeunesse tente tant bien que mal de s’extirper.

Très bel exemple de cinéma d’auteur de qualité, Jo pour Jonathan eut droit à plusieurs sélections dans les festivals internationaux. Citons notamment les participations au Festival international du film de Locarno 2010 ; au FICFA 2010 (présenté en première nord-américaine) ; au Festival international du Film de Reykjavik (septembre 2010) et au Festival du film de Varsovie (octobre 2010). Pour sa performance dans le rôle de Jo, Raphaël Lacaille remporta d’ailleurs le prix du meilleur acteur au Festival de Whislter.

La première québécoise du film eut lieu au Festival du nouveau cinéma de Montréal le 16 octobre 2010 où il fut déclaré Meilleur film de la Sélection internationale par l’Association Québécoise des critiques de cinéma.

Note des auteurs

Extrait du dossier de presse:

Jo pour Jonathan (Rafael Lacaille)

Jo pour Jonathan (Rafael Lacaille)

À travers ce drame, le film explore le lien de plus en plus étroit qui se créer entre certains jeunes et la voiture. Ce lien a évolué, s’est solidifié. Chez nos personnages, la voiture est beaucoup plus qu’un moyen de transport. Elle est une représentation et un idéal, un objet précieux qui détermine qui ils sont, un prolongement d’eux-mêmes. Elle exerce le pouvoir d’altérer le regard de l’autre.

Les personnages se définissent ainsi par elle. À la limite de leur passion, il y a les courses. Elles sont pour eux une espèce d’apothéose. Grace aux courses, les personnages sentent un enjeu, une façon d’acquérir une reconnaissance. C’est une source d’adrénaline disponible dans l’immédiat. Ils comblent leur vide en coursant, sans penser aux conséquences de leurs actes et aux dangers que cela peut engendrer.

D’où vient cette fascination pour la voiture? À quel point définie-t-elle le statut social de l’individu? Pourquoi la vitesse? Insouciance ou désir suicidaire de dépasser les limites? Notre but était de faire des liens, d’explorer et de s’interroger sur les effets pervers de ce dépassement. Il n’y a pas de message démagogique dans Jo pour Jonathan, mais seulement le portrait d’un jeune homme en pleine prise de conscience, voyant peu à peu ses illusions disparaître.

Qui sommes-nous ?

Né en décembre 2008, Films du Québec est un site d'information indépendant, entièrement dédié au cinéma québécois de fiction. Films du Québec contient les fiches détaillées des films québécois, des actualités, des critiques et des bandes annonces et bien plus.
Création et administration : Charles-Henri Ramond, membre de l'Association québécoise des critiques de cinéma.

Catégories

Archives