Lost Song – Film de Rodrigue Jean

Lost Song est un drame psychologique réalisé par Rodrigue Jean cinq ans après l’acclamé Yellowknife. Avec ce très beau drame intimiste, le cinéaste nous livre ce que l’on pourrait qualifier de troisième volet de la trilogie des Maritimes.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=TGSpYRZQx1A

Lost Song est un drame psychologique réalisé par Rodrigue Jean. Après Full Blast (1999) et Yellowknife (2002). Avec ce très beau drame intimiste, le cinéaste nous livre ce que l’on pourrait qualifier de troisième volet de la trilogie des Maritimes.

Qu’est-ce qui motive l’être humain? À quel type de comportement intégré obéit-il? Quel automatisme culturel ou quel apprentissage social guident ses actes? Quelle forme de dominance se cache derrière le langage? Entre le déterminisme et le libre-arbitre, quel espace de liberté reste-t-il à l’homme? Autant de questions essentielles qui structurent le cinéma de Rodrigue Jean et en constituent l’ossature invisible, l’essence mystérieuse. Cernés par l’angoisse ou paralysés par les inhibitions, les personnages qui peuplent l’univers du cinéaste empruntent toujours des chemins sinueux pour accéder à leur vérité profonde. Au bout du compte, leurs agissements imprévisibles semblent avant tout générés par quelque pulsion primitive. Entre l’immobilisme, la lutte ou la fuite, les êtres se débattent du mieux qu’ils peuvent, même s’ils courent plus souvent qu’autrement à leur propre perte. Cette ambiguïté de la vision témoigne chez l’artiste d’un rapport complexe au monde qui gagne en densité de film en film. [1]

Extrait du film Lost Song de Rodrigue Jean

Suzie LeBlanc dans Lost Song de Rodrigue Jean

Suzie LeBlanc fait ses premiers pas devant la caméra. Elle ne cache pourtant pas son enthousiasme: « C’est vraiment une expérience heureuse, avec beaucoup de confiance en Rodrigue. » Son personnage, Élisabeth, traverse dans Lost Song, une crise dangereuse. « Elle se retrouve dans un chalet, dans les bois, isolée après la naissance de son enfant. Il y a très peu de dialogues entre les personnages, et beaucoup de place laissée à la forêt et à l’eau. La nature est très présente », renchérit Patrick Goyette (Le Confessionnal, Le polygraphe).[2]

Acclamé par la critique, le film a beaucoup voyagé dans le monde, et a récolté le prix du meilleur film canadien au Toronto International Film Festival ainsi que le prix de la Meilleure oeuvre acadienne au Festival International du cinéma francophone en Acadie.

Référence : [1] Texte de Gérard Grugeau, dossier de presse - [2] article d'Anabelle Nicoud, La Presse, 29 juillet 2007

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