Il pleuvait des oiseaux – Film de Louise Archambault

Pour son troisième long-métrage de fiction, la réalisatrice de Gabrielle retrouve des thèmes qui lui sont chers, notamment l’acceptation de l’autre et de ses différences.

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Lien YouTube : https://youtu.be/watch?v=aPD5A7TDDwc

Il pleuvait des oiseaux est un drame réalisé par Louise Archambault qui signe là son troisième long-métrage de fiction après Familia (2005) et Gabrielle (2013). Dans ce film, adapté du roman éponyme de l’abitibienne Jocelyne Saucier sorti en 2011 aux Éditions XYZ, la cinéaste retrouve des thèmes qui lui sont chers, notamment l’acceptation de l’autre et de ses différences. À travers le parcours de deux vieux chums reclus dans le bois qui voient débarquer une étrangère sur leur territoire, la cinéaste aborde aussi le droit de vivre – et de mourir – en dehors des sentiers balisés par la modernité et la société traditionnelle. Quelques réflexions sur la maladie et la dignité nous rappellent La dernière fugue, film de Léa Pool qui mettait également en vedette la grande comédienne québécoise Andrée Lachapelle.

Après une première mondiale au TIFF, un passage en ouverture du FCVQ, le film aura droit aux honneurs de la compétition au Festival de San Sebastian.

Le titre de la version avec sous titres anglais est And the Birds Rained Down.

Mot de la cinéaste

La première fois que j’ai lu le roman « Il pleuvait des oiseaux » de Jocelyne Saucier, j’ai été envoutée par cet univers singulier. D’abord, l’écriture de Jocelyne est très cinématographique : on les voit ces cabanes d’ermites cachées dans les bois denses d’Abitibi, ces lacs sombres voilés de brume; on sent l’odeur de la forêt humide, du lichen, et du poêle à bois; on est dans le quotidien de ces vieux ermites, ridés et alertes, au vécu chargé et multiple, et on est captivé par Gertrude, cette nouvelle venue de 80 ans qui apporte un étonnant vent de fraicheur malgré son passé cloisonné dans la folie. Après la lecture, ces personnages rustres, mûrs, au parcours inhabituel, m’habitaient complètement, m’emplissaient le coeur et l’âme. D’une façon simple, ils racontent quelque chose de grand. Il pleuvait des oiseaux dépeint un univers original, visuel, sensoriel et cinématographique, avec des personnages riches et atypiques. C’est une ode à la vie et à l’amour, au sujet universel, qui ouvre le regard sur l’Autre, sur la différence. C’est pourquoi j’ai le désir d’en faire un film empreint d’espoir et de grâce.

Mot de la cinéaste extrait du dossier de presse du film fourni par MK2 / Mile End

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