Jos Carbone – Film de Hugues Tremblay

Adaptation ambitieuse du roman éponyme de Jacques Benoit entièrement tournée dans la région de Chicoutimi.

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Katerine Mousseau dans Jos Carbone de Hugues Tremblay

Katerine Mousseau dans Jos Carbone de Hugues Tremblay (image officielle – archives presse locale)

Jos Carbone est une fable futuriste écrite et réalisée par Hugues Tremblay, d’après le roman éponyme publié par Jacques Benoit en 1967 qui avait valu à son auteur le Grand prix littéraire du Québec. Le film suit le parcours de cinq individus livrés à eux-mêmes après qu’une catastrophe mondiale a ravagé la planète. À travers ce scénario post-apocalyptique – l’un des premiers du genre au Québec – le cinéaste se penche sur la possibilité ou l’impossibilité de s’adapter à un nouvel environnement et à une nouvelle façon d’inventer des règles de vie à l’intérieur d’un système que l’on n’a pas choisi.

« C’est de la réelle-fiction plutôt que de la science-fiction; ce n’est pas une histoire vraie, mais une projection de la science. Les personnages ne sont pas des drop-outs volontaires mais des survivants. Ils recommencent à zéro et doivent se regarder en tant qu’êtres humains, avoir peur, sans structures sociales pour les protéger ». (Hugues Tremblay)

Originaire du Saguenay, Hugues Tremblay a été assistant-cameraman sur le film Carnavai en chute libre (Guy Bouchard, 1965) et coréalisateur de T-Bone Steak dans les mangeuses d’hommes (Gilles Marchand, 1967), et de Pas de jeu sans soleil (Claude Bérubé, 1972), entre autres. Plombé par des critiques négatives et un cuisant échec au box office, Jos Carbone constitue à ce jour la dernière incursion de Hughes Tremblay dans le long métrage de fiction.

Citation ci-dessus extraite du quotidien Le Soleil, 27 mars 1976, p. D4

Critiques d’époque

En somme, Hugues Tremblay n’a pas su contrôler les éléments de son film. Son scénario reste invraisemblable; ses dialogues sont d’une banalité inimaginable; sa direction d’acteurs, complètement nulle et aucun comédien n’arrive à trancher sur le ton faux des autres; enfin, son montage est on ne peut plus élémentaire et conventionnel. » (Pierre Demers, Cinéma Québec, 1976, no43)


« Ca finit mal. Ca finit même complètement, bêtement et irrémédiablement mal pour la plupart des héros de cette aventure. Et le spectateur sort de là en se demandant où va le monde (et le jeune cinéma québécois…). La question vient de lui être posée cruellement. Et on lui a signifié en même temps qu’il doit chercher en lui les principaux éléments de solutions. » (Georges-Hébert Germain dans Le Dimanche du 4 avril 1976)


La dramatique de « Jos Carbone » commence à se préciser lorsque les habitants d’un îlot de vie sentent que leur propriété est menacée; leur propriété, leur amour, leur quiétude et leur survie. Elle est soutenue par la suite par des événements d une simplicité un peu anormale dans un contexte qui aurait été policé Un scénario qui n’a donc rien d’éclatant, qui élimine un flot inutile de parlote et donne une importance bien assumée à l’image. (Gérard Duhaime, Le Progrès-dimanche, 28 mars 1976, p. 4)

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