Iqaluit – Film de Benoît Pilon

Écrit et réalisé par Benoit Pilon Iqaluit nous est présenté comme un regard humaniste et poignant sur les relations à distance et l’ouverture à un monde inconnu, auquel on se retrouve beaucoup plus lié qu’on ne l’aurait cru.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=8nzhHBMSooQ

Écrit et réalisé par Benoit Pilon, dont le dernier long métrage de fiction remonte à 2011 (Décharge), Iqaluit nous est présenté comme un regard humaniste et poignant sur les relations à distance et l’ouverture à un monde inconnu, auquel on se retrouve beaucoup plus lié qu’on ne l’aurait cru.

Tourné dans la ville d’Iqaluit et ses environs, Iqaluit a déjà à son actif plusieurs sélections dans divers festivals internationaux. Le film a été présenté récemment au Festival Film by the Sea (Pays-Bas) et au Festival Mill Valley Film (États-Unis) en présence du réalisateur, Benoit Pilon, où il a reçu un accueil très chaleureux, ainsi que lors du prestigieux Filmfest Hamburg (Allemagne). À cela s’ajoute le 65e International Filmfestival Mannheim-Heidelberg (Allemagne), dans la section World Cinema, et l’American Indian Film Festival de San Francisco.

Mot du réalisateur

Cet ailleurs au coeur de nous-mêmes. Si loin, si proche. Familièrement étranger.

Née autour d’une ancienne base militaire américaine abandonnée, démantelée et récupérée par le gouvernement canadien. Choisie par le Nunavut comme capitale de ce nouveau territoire de l’arctique, jeune, immense, qui se développe et s’expérimente, jour après jour et à un rythme fou.

Une ville jetée au fond de la baie de Frobisher et sur les collines avoisinantes, comme un furoncle urbain dans un écrin d’infini.

Point de départ de toutes les expéditions, de toutes les explorations, de toutes les exploitations, minérales comme humaines. Point de chute des étudiants, des entrepreneurs, des malades, des rêveurs, des fonctionnaires, des criminels et des artistes de tout le Nunavut. On y retrouve le parlement, le collège, l’hôpital et la prison.

Inuits et blancs y vivent côte-à-côte, s’y voisinent, s’y fréquentent, s’y ignorent, s’y querellent, s’y aiment parfois.

Iqaluit et ses travailleurs, bâtisseurs de routes qui n’ont nulle part où aller et de bungalows trop grands qui narguent la toundra, leurs pilotis posés sur la mousse et un pergélisol de plus en plus instable.

Des travailleurs qui s’ennuient et se languissent quand chante le blizzard et que la nuit s’éternise. Des ouvriers qui s’excitent quand le soleil ne dort plus et que des jeunes femmes, rêvant d’exotisme ou fuyant la brutalité du quotidien, offrent leurs corps comme réconfort.

Et ces hommes, ces inuits, qui rêvent de banquise, de morses et de narvals, mais qui se réveillent parfois sur le bitume avec la gueule de bois, les mains couvertes du sang d’un proche, frappé dans la fureur du délire éthylique.

Iqaluit qui se construit. Iqaluit qui saigne. Iqaluit qui rêve. Et le puissant désir de s’approcher d’elle, doucement et avec respect, en sachant qu’on ne l’apprivoisera jamais, mais qu’elle se laissera peut-être toucher si on s’y prend bien. Et qu’elle nous touchera à son tour.

Que l’espace d’un instant, le temps d’un film, on ait pu vivre avec elle, sentir sa souffrance, rêver ses rêves, apprécier sa résilience et participer un peu à construire son mythe.

Texte de Benoît Pilon, extrait du dossier de presse

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