[Télé] Suggestions cinéma québécois (18 au 24 avril 2016)

Suggestions cinéma québécois à la télévision pour la semaine du 18 au 24 avril 2016. Au programme cette semaine, un Michel Côté et deux Julien Poulin et trois belles suggestions.

Camion de Rafaël Ouellet (Julien Poulin)

Camion de Rafaël Ouellet (Julien Poulin ©K-Films Amérique)

Une comédie culte qui restera pour longtemps encore ce qui s’est fait de plus grinçant au Québec, un drame psychologique touchant qui a propulsé Rafaël Ouellet auprès d’un public plus large que ses deux précédents films confidentiels, et un polar de série B sorti en salles il y a exactement 20 ans. Voilà en gros mes suggestions télé de cette semaine, avec en vedette, deux comédiens aux carrières diversifiées et bien remplies : Julien Poulin (que l’on verra donc deux fois) et Michel Côté. À signaler aussi la nouveauté québécoise de la semaine à Super Écran : Le coeur de Madame Sabali de Ryan McKenna avec Marie Brassard.

Je profite également de l’occasion pour vous informer que je compte bientôt élargir ce programme aux nouveautés ou suggestions de films à voir en VOD, puisqu’il semble bien que les grilles horaires des télédiffuseurs soient plutôt calmes pour encore un petit bout de temps. Histoire d’élargir les horizons et de vous donner des idées de films à voir en dehors des horaires fixes de la télé. Surveillez ce programme dans les semaines qui viennent, vous y verrez du changement !

En attendant, bonne semaine de cinéma québécois… à la télé !

Mardi

Erreur sur la personne

✰✰½ – Un policier de Montréal devenu sourd par accident traque une voleuse de cartes de crédit afin de découvrir ses motifs – Polar de Gilles Noël (1995) avec Michel Côté, Macha Grenon, Paul Doucet – Unis TV, mar. 19 avril à 13h et ven. 22 avril à 10h

Le film, qui avait attiré environ 25 000 spectateurs à sa sortie en salles, fut assez bien accueilli par la critique, à l’intar de Huguette Roberge qui concluait sa critique dans La Presse ainsi : L’intérêt de ce film hybride (ou sa faiblesse, diront ceux qui préfèrent les intrigues à indices), tient au fait que, sans autre prétention que celle de divertir, il permet aux spectateurs d’y aller, chacun de son interprétation personnelle, et offre donc amplement matière à échanges après le visionnement.

Mercredi

Elvis Gratton

✰✰✰✰ – Les tribulations d’un minable garagiste qui voue un véritable culte au chanteur américain Elvis Presley – Comédie satirique de Pierre Falardeau (1985) avec Julien Poulin, Denise Mercier et Reynald Fortin – Prise 2, mer. 20 avril à 20 h et jeu. 21 à 2 h et 15 h

Il ne s’agit pas d’affirmer sans nuance que le duo Falardeau-Poulin s’est fait le digne héritier de Chaplin et de Buster Keaton en mettant au monde ce nouveau personnage comique; reste que ces œuvres cinématographiques portent en elles une charge critique importante, un discours politique qui s’élabore non pas en excès des effets comiques mais bien grâce à eux. Le « phénomène » Gratton – le second volet, sorti en 1994, demeure à ce jour un des grands succès
populaires du cinéma québécois – déborde nécessairement la nature de ces intentions, qui sont comme on le sait tributaires de la pensée nationaliste de son créateur. Une partie du public, très largement constitué d’adolescents fréquentant les multiplexes de banlieue, a vraisemblablement adhéré au film pour des raisons qui n’ont rien à voir avec « le portrait d’un peuple aliéné » qui s’y trouve, mais qui dépendent en outre de certains effets faciles auxquels il succombe parfois et qui le rapprochent des comédies hollywoodiennes qu’apprécie ce jeune auditoire. (- Pierre Barrette, 24 images, n° 146)

Samedi

Camion

✰✰✰✰ – Après un grave accident de la route, un chauffeur routier perd le goût de vivre. Ses deux garçons viennent le réconforter – Drame de Rafaël Ouellet (2012) avec Julien Poulin, Stéphane Breton et Patrice Dubois – AMI Télé, sam. 23 avril à 20h

Jamais un film sur la dépression n’aura été aussi positif, aussi sincère, aussi vrai (oui c’est toi que je regarde, Melancholia). Avec ses personnages crédibles et variés qui se contrastent les uns les autres, Camion réussit à nous faire percevoir les belles choses à travers un monde laid. On a vraiment l’impression que Rafaël Ouellet nous traîne d’un coin sombre, la main agrippée sur notre col, alors qu’on est trop triste et trop morose pour qu’on se débâte. Et il nous tire, à travers la brume, d’un pas assuré, parce qu’il sait qu’à travers les jours gris de l’automne mourant, une belle nuit d’hiver nous attend tous. Et nous renaîtrons sous la neige. (Blogue de Vincent Émond : https://bloguebve.wordpress.com/)

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