Affamés, Les – Film de Robin Aubert

Pour son cinquième long métrage, Robin Aubert renoue avec le genre en nous offrant des hordes de zombies Affamés, de l’hémoglobine, des fusils, des machettes… et une forte teneur onirique.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=hoZaB6gN69E

Les affamés (Ravenous en anglais) est un drame d’horreur réalisé par Robin Aubert qui met en vedette une horde de zombies faisant fuir une population terrifiée. On se réjouit qu’enfin, un film de genre québécois ait pu bénéficier d’un budget « décent », même si Aubert avouait en entrevue avoir du se battre bec et ongles pour vendre son projet. Trop peu de cette envergure voient le jour. Car si le jeune public en est friand, et que la tradition québécoise et canadienne en la matière n’est plus à démontrer, les bailleurs de fonds de notre cinéma sont encore très frileux face à des récits dits « de genre ». Hormis quelques rares exemples de productions ayant bénéficié de budgets traditionnellement alloués aux comédies ou comédies dramatiques (Sur le seuil d’Éric Tessier, Saints-Martyrs des Damnés de Robin Aubert, ou Grande-Ourse – La clé des possibles de Patrice Sauvé, pour ne citer qu’eux), au Québec, ce type de cinéma reste en marge, majoritairement porté par de jeunes cinéastes indépendants.

Présenté en première mondiale à Toronto, Les affamés y a remporté le prix de la meilleure fiction canadienne et a récolté plusieurs critiques élogieuses. Au Québec, le film a reçu le prix du public de la section Temps Ø du FNC.

Variety (Joe Leydon, 15 septembre): What makes “The Ravenous” so unique, arresting and ultimately quite moving is the allusive and elliptical style of Hubert’s storytelling, and his ability to smoothly maneuver through tonal shifts from pensive and regretful to horrific and hyperventilating.

Hollywood Reporter (Jordan Mintzer, 12 septembre): Aubert’s attempts to think outside the box — or at least outside the gory confines of most horror movies — ultimately prove rewarding.

Toronto Film Scene (Mark Hanson, 18 septembre): Surprisingly, a strong French new wave presence is felt throughout, evoking the crazy pastoral saga of Godard’s Weekend mixed in with the hazy naturalism of a Rohmer film.

Monia Chokri dans le film Les Affamés de Robin Aubert (Crédit photo Emmanuel CROMBEZ)

Monia Chokri dans Les Affamés de Robin Aubert (Crédit: Emmanuel CROMBEZ)

Mot du réalisateur

J’ai foi en l’humanité. Mais en même temps, elle me fait peur quand la rage et la haine prennent le dessus. Le film fait écho au contexte social actuel. Pour étudier l’humanité, certains cinéastes tournent des drames sociaux. Moi, j’ai décidé de tourner un film de zombies.

C’est aussi en percevant les choses le plus sérieusement du monde que l’humour prend racine. L’humour sert à démystifier nos peurs. Et si Les affamés se déroule en partie dans un décor qui m’est familier – la forêt, c’est parce qu’il s’agit, selon moi, du seul endroit possible pour comprendre réellement qui nous sommes. Des proies. »

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