Brunante, La – Film de Fernand Dansereau

Le réputé documentariste québécois Fernand dansereau revient à la fiction avec La brunante, un beau et sensible voyage initiatique intergénérationnel.

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La brunante est un drame réalisé par Fernand Dansereau, l’un des pionniers du cinéma québécois dont le dernier long métrage de fiction remontait à 1987 (Le sourd dans la ville).

Dans La brunante, Dansereau aborde une thématique grave, la vieillesse et la maladie. Traité sur un ton intimiste et sensible, ce drame à la réalisation sobre et classique est d’une grande beauté visuelle et poétique. Porté à bout de bras pas son réalisateur depuis plus de 5 ans, La brunante a bien failli ne jamais voir le jour. En effet, la SODEC aurait rendu le financement du film conditionnel à la présence de Marie-José Croze au générique, ce qui ne se fit jamais. Autre coup du sort: le film a eu toutes les difficultés du monde à trouver un distributeur, à cause de l’âge de son réalisateur! Drôle de parcours pour un film qui s’est mérité quatre nominations aux prix Jutra 2008.

Fernand Dansereau, prix Albert-Tessier en 2005, la plus haute distinction en cinéma décernée par le gouvernement du Québec, est né en 1928

Notes du réalisateur

Ce film s’est imposé à moi comme un outil indispensable pour apprivoiser ma propre vieillesse. On ne voit pas s’accumuler les décades sans que la question du sens des choses et de la vie ne vienne tourmenter nos esprits. Écrire puis réaliser La Brunante fut ma manière de chercher. L’une de mes manières. Le film fut aussi l’occasion de poursuivre une obsession. Il y a plus de quarante ans, j’avais amorcé dans un petit film intitulé Ça n’est pas le temps des romans une sorte de recherche cinématographique sur le quotidien, recherche que je n’avais pas le sentiment d’avoir poussée à bout. Avec le long métrage d’aujourd’hui, il me semble avoir fait un pas de plus. Un bon pas. Un autre réalisateur avait dit de Monique Mercure qu’elle était comme un stradivarius en tant qu’interprète, c’est-à-dire un instrument rare, d’une sensibilité et d’une puissance exceptionnelles. Avec Suzanne Clément comme complice, j’aurai eu droit à deux stradivarius. Les deux filles ont accepté de s’aventurer avec moi dans des zones assez périlleuses de la condition humaine. Elles ont pris toutes deux des risques considérables pour jeter sur l’incertitude quelques unes de ces gracieuses passerelles que le talent des artistes arrive parfois à tresser. Et souvent avec le charme du rire. Je leur en voue une immense gratitude. [1]

Référence : [1]: copie intégrale des notes du dossier de presse

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