Fierro… l’été des secrets – Film de André Melançon

Huitième chapitre des Contes pour tous, Fierro… l’été des secrets fut coproduit par l’Argentine et le Canada. Pour André Melançon, il s’agissait de sa troisième réalisation dans cette populaire série.

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Image extraite de la bande annonce du film Fierro... l'été des secrets

Image extraite de la bande annonce du film Fierro… l’été des secrets (Productions La Fête)

Fierro… l’été des secrets est un conte pour la jeunesse réalisé en Argentine par André Melançon. Huitième chapitre de la série des Contes pour tous, le film relate les aventures de trois pré-adolescents découvrant dans la pampa un passage à l’âge adulte à la fois tendre et douloureux. Il s’agit sans doute de l’une des meilleures productions de la série, marquée par la tendresse du regard de Melançon, qui réalisait là son troisième Conte après La guerre des tuques et Bach et Bottine. Au Québec, 31 000 spectateurs s’étaient déplacés pour voir le film en salles.

« Le rythme était très rapide dans La Guerre des tuques, un peu moins dans Bach et Bottine. Avec Fierro… j’ai encore ralenti le tempo. On a souvent l’impression qu’il faut se dépêcher de dire les choses avant que l’enfant ne s’ennuie. Il est vrai que l’enfant a une acuité de perception très développée. Mais il est vrai aussi qu’en feuilletant un magazine, il peut nous étonner en s’attardant plusieurs minutes devant une seule photo. Sans vouloir jouer au psychologue, je crois qu’on peut proposer aux enfants, en choisissant les bonnes images, quelque chose à percevoir sur un rythme plus lent… » [1]

Fierro… l’été des secrets est aussi connu sous le titre international Summer of the Colt et sous le titre argentin El verano del potro.

Réception critique

Chargé d’une sensualité absente chez ses prédécesseurs, ce huitième Contes pour tous, troisième signé Melançon, va aussi beaucoup plus loin dans l’intensité dramatique. Comme les autres, Fierro… fait rire et pleurer, mais en pinçant, me semble-t-il, des cordes sensibles plus profondément enfouies chez les spectateurs de 12 à 92 ans. (-Huguette Roberge, La Presse [1])

une belle réussite du début à la fin, phénomène de plus en plus rare au cinéma. André Melançon a raconté avec sobriété et grande sensibilité cette belle histoire des joies et peines de grandir. Il a su conserver au film son ton intimiste parsemé d’un humour fin et attachant. (- Ronald Carrière, Le Droit)

À cette mise au jour des sentiments se greffent aussi des images superbes. Le directeur photo, Thomas Vamos, a en effet su saisir la richesse dorée de la lumière argentine. Quant aux enfants, ils sont tout bonnement beaux et attachants. (-Franco Nuovo, Le Journal de Montréal)

Sous la direction de Melançon, les acteurs sont aussi typés et racés que les bétes. Particulièrement le petit Felipe, le plus jeune des gamins, est d’une fraîcheur, tandis que Martin est extraordinairement attachant. Comme la jeune Montréalaise Alexandra London-Thompson. (-Denise Martel, Le Journal de Québec)

[1] : dans La Presse, 10 juin 1989, p. C1

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