Smattes, Les – Film de Jean-Claude Labrecque

Les Smattes, premier film de Jean-Claude Labrecque, est l’un des classiques québécois des années 70.

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Les frères Pilon dans le film Les Smattes de Jean-Claude Labrecque

Les frères Pilon dans le film Les Smattes de Jean-Claude Labrecque

Clément Perron et Claude Jutra nous avaient transportés dans les Cantons de l’Est avec Mon Oncle Antoine. Clément Perron et Jean-Claude Labrecque nous amènent dans la Gaspésie avec Les Smattes. Une Gaspésie qui se modifie. Car il s’agit d’une région que le gouvernement délaisse en partie. Les habitants doivent chercher refuge ailleurs. Dans les environs. C’est-à-dire à Québec, à Rimouski, à Rivière-du-Loup, à Cap-Chat. Quitter les lieux. Les vider. Après des années de travail. Après avoir cru ceux qui invitaient les gens à venir s’installer dans ce « pays » d’avenir. Tout laisser. Rien de plus émouvant que cet homme qui parcourt une dernière fois sa maison vide, visite chaque pièce, ouvre chaque placard, répand de l’essence dans l’escalier avant d’y mettre le feu. Eh bien, oui ! il n’y a plus rien à faire dans ce pays. Un pays sans avenir. Un si beau pays. Mais il y a un jeune homme qui ne l’entend pas ainsi. Il n’abandonnera pas les lieux. Il dédaigne l’argent qu’on lui offre pour partir. Il refuse de déguerpir. Il restera. Et rien ne lui fera changer sa décision. [1]

Jean-Claude Labrecque tourne Les Smattes

Jean-Claude Labrecque (g.) tourne Les Smattes

Les smattes est le premier long métrage de fiction de Jean-Claude Labrecque, qui bénéficia immédiatement d’une appréciation remarquée. Les smattes fut sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 1972.

Malgré cette prestigieuse sélection, la carrière française de Les smattes fut anecdotique. À ce propos, Jean-Claude Labrecque disait La réaction a été formidable. Par exemple, je l’ai présenté dans un endroit qui s’appelle Pézenas dans un stage de cinéma. Je me suis aperçu que le problème des « dérangements » existait aussi là-bas. Il s’est tout de suite établi une affinité très forte avec le film, et le langage n’a pas été un problème. On comprenait ce qui se passait. Bien sûr, ils perdaient quelques mots. Mais ceci étant dit, tout le film était très bien perçu…[2]

[1] – Léo Bonneville, Séquences : la revue de cinéma, n° 69, 1972, p. 9-11.

[2] – entrevue du réalisateur parue dans la revue Cinéma Québec, vol. 1 no 9

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