Vincent and Me – Film de Michael Rubbo

Vincent et moi est le onzième volet de la série des Contes pour tous. Il s’agit d’une coproduction franco-québécoise mettant en vedette le comédien Tcheky Karyo.

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Image du comédien français Tchéky Karyo dans le film Vincent and Me (Michael Rubbo)

Tchéky Karyo dans le film Vincent and Me (Michael Rubbo)

Vincent et moi (Vincent and me dans sa version originale anglaise) est le onzième volet de la série des Contes pour tous. Il s’agit d’une coproduction franco-québécoise mettant en vedette le comédien Tchéky Karyo. Réalisé par l’australien Michael Rubbo, qui dirigea également des documentaires pour l’ONF (The Long-Haul, Solzhenitsyn’s Children, Daisy Story of a Facelift). Ce film jeunesse est la troisième incursion de Rubbo dans le genre, après The Peanut Butter Solution et Tommy Tricker and the Stamp Traveller. Il réalisera ensuite le second volet des aventures de Tommy Tricker.

À noter que la présence au générique de Madame Jeanne Calment n’est pas fortuite, puisque la doyenne de l’humanité (elle est décédée en 1997 à l’âge de 122 ans) affirmait en 1989 avoir rencontré Van Gogh lui-même alors qu’elle était âgée de 12 ou 13 ans. Elle tient dans le film le rôle d’une citoyenne de la ville d’Arles, où le film fut en partie tourné. Cette courte apparition lui a permis dé figurer dans le Livre Guiness comme personne la plus âgée ayant jamais jouée dans un film.

« Le onzième Conte pour tous est l’un des meilleurs, sinon le meilleur. » — S. Sartati, La Presse

« J’ai rarement vu un film aussi habilement, aussi intelligemment conçu pour intéresser enfants et adolescents. » — F. Laurendeau, Le Devoir

Image de la jeune Nina Petronzio dans le film Vincent and Me (Michael Rubbo)

Nina Petronzio dans le film Vincent and Me (Michael Rubbo)

Entrevue avec Michael Rubbo

— Vous êtes peintre. Comment vous est venue l’idée de faire un film sur Vincent Van Gogh ?

— J’avais de bons rapports avec Rock Demers. Je lui ai dit que 1990 était le centième anniversaire de la mort de Vincent Van Gogh et qu’il fallait faire un film, pour les jeunes, sur Vincent Van Gogh. L’histoire que j’écrivais tournait autour de cette idée de copies. Je me souviens que Rock et moi avons consulté une clairvoyante, pour savoir si le film marcherait. Comme la réponse était positive, cela nous a encouragés à poursuivre. Il faut vous dire que mes histoires commencent toujours par un événement. J’étais en train de faire la recherche de lieux de tournage à La Haye. J’avais rendez-vous avec Nico Cramma, le producteur associé du film, en Hollande. Il m’avait dit qu’il y avait un marché aux puces où l’on peut trouver des choses intéressantes. Un jour, j’étais là et je l’attendais dans un café. Subitement, à la table voisine, un monsieur arrive et met sur la table un grand canard blanc vivant. Ensuite, il est allé chercher dans son camion une toile qui ressemblait à un tableau de Rembrandt. Il l’a mise sur une chaise juste contre le canard. Il attendait. Je me demandais ce qu’il attendait. Après quelques minutes, une autre voiture est arrivée et un photographe est sorti avec deux caméras et des journalistes. Il a pris quelques photos et est parti avec sa suite. Ma curiosité s’est aiguisée. Le monsieur était en train de remettre la toile et le canard dans le camion. « Qu’est-ce qui se passe?» lui demandai-je. Il me dit: « Vous ne connaissez pas mon canard intelligent (clever duck) ? C’est dans tous les journaux. J’habite une très vieille maison. Il y a une semaine, mon canard à disparu. Un jour, j’ai entendu des couac, couac. Le canard était en haut de la maison, entre trois toiles cachées là depuis je ne sais combien de temps. La toile que vous avez vue a une grande valeur. Tu ne veux pas mon canard ? » — « Non. Mais me donnez-vous la permission d’utiliser cette histoire dans mon prochain film ? » — « Certainement, puisqu’elle est dans tous les journaux. » Voilà pourquoi vous trouvez cette histoire dans Vincent et moi.

« Michael Rubbo », Léo Bonneville, Séquences : la revue de cinéma, n° 150, 1991, p. 60-63. (http://id.erudit.org/iderudit/50349ac)

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