Belle empoisonneuse, La – Film de Richard Jutras

Sorti sur nos écrans en janvier 2008, La belle empoisonneuse est une comédie romantique québécoise écrite et mise en scène par Richard Jutras. Un premier long métrage à la naïveté totalement assumée.

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Isabelle Blais et Maxime Dénommée dans La belle empoisonneuse (source : UNIS TV)

Isabelle Blais et Maxime Dénommée dans La belle empoisonneuse (source : UNIS TV)

La belle empoisonneuse est une comédie romantique écrite et mise en scène par Richard Jutras, son premier long métrage de fiction, après avoir signé plusieurs courts et moyens métrages réalisés depuis la fin des années 90. Son film Hit and Run avait d’ailleurs remporté le Jutra du meilleur court métrage en 2003.

Tragédie, comédie et romance se côtoient dans La belle empoisonneuse, production modeste tournée à Québec, qui s’appuie sur la tragédie grecque pour relater l’histoire d’un jeune couple amoureux en apparence, mais dont la relation repose un peu trop sur le mensonge. Celui que l’on se fait à soi-même, pour se convaincre, et aussi celui que l’on dit à l’autre, de peur de froisser avec la vérité.

Malgré un sujet relativement original et une naïveté parfaitement assumée, le film ne connut qu’une carrière limitée dans les salles québécoises (moins de 6 500 spectateurs). Ce prometteur premier film de Richard Jutras avait été présenté en première mondiale au Festival du film francophone à Namur en octobre 2007 puis en première québécoise au Festival international du cinéma en Abitibi-Témiscamingue.

Critique d’époque

Nous voilà aux antipodes des grosses comédies qui abondent ces temps-ci. La distribution est remarquable. Isabelle Biais est une Roxane Tout en finesse et d’une grande fraîcheur à la fois secrète et directe, naturelle et attachante. Au cinéma, les naïfs sont trop souvent de lourds benêts. La naïveté exprimée par Maxime Dénommée colore subtilement son rôle d’amoureux romantique. Ils sont adorables, ces deux-là. Quant aux autres comédiens, il faudrait les nommer tous, d’Andrée Lachapelle, en grand-mère excentrique, à André Melançon, en ange gardien d’Homère. Je n’insisterai pour mémoire que sur le personnage de Marc-Antoine, l’humoriste dépressif et loufoque interprété par Robert Lepage, dans une véritable séquence d’anthologie. La mise en scène est alerte et fluide, tout comme la photographie de James Gray, qui colle à l’histoire. – Francine Laurendeau dans Séquences, #250

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