Funkytown – Film de Daniel Roby

Dans Funkytown, très ambitieux second film de Daniel Roby, la vie ne rime plus qu’à une interminable enfilade de plaisir et de fête. Plus dure sera la chute…

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=TdYPI8Dz3d0

Funkytown est le second long métrage réalisé par Daniel Roby, après le très bon thriller d’horreur La peau blanche, sorti en 2005.

Ce film s’inspire assez librement de la véritable histoire d’une des plus célèbres discothèques de Montréal, le Limelight. Le film retrace l’ascension mais également la chute de divers personnages célèbres à l’époque, dont celui de l’animateur Alain Montpetit, considéré comme suspect dans la mort du mannequin Marie-Josée Saint-Antoine et décédé d’une surdose, ainsi que celui du chroniqueur artistique Douglas “Coco” Léopold.

Funkytown est un film aux ambitions et au budget très nettement au dessus de la normale québécoise. En effet, un soin particulier a été apporté dans la reconstitution des décors et de l’ambiance de l’époque. On a également droit à une trame sonore truffée de tubes disco, tous aussi connus les uns que les autres.

En plus des succès d’époque, la trame sonore contient quelques pièces spécifiquement conçues pour le film. Elles sont interprétées par Jully Black, Marilou, Florence K, Nancy Martinez, Kim Richarson entre autres.

Enfin, signalons qu’avec Funkytown, le producteur André Rouleau et le distributeur Maple Pictures tentaient le grand test du Canada anglais. Le film sortait le 4 mars 2011 dans une trentaine de salles, ce qui ne s’était pas vu depuis Maurice Richard en 2005. Les résultats ne furent pas vraiment communiqués, laissant l’expectative intacte quant à l’issue de cette sortie canadienne.

Notes du réalisateur

Après avoir terminé ma tournée des festivals avec mon premier film La Peau blanche, qui racontait une histoire de créatures mangeuses de chaire humaine, je préparais mon deuxième projet de long métrage dont le récit se déroulait dans un futur post apocalyptique dans un village du Nord du Québec où tous ont perdu la mémoire et sont envahis par une horde de robots. Un projet qui pourrait sembler, à première vue, particulièrement facile à mettre sur pied. C’est pendant les nombreuses années consacrées à essayer de rassurer mes potentiels partenaires que mes robots ne ressembleraient pas à des balayeuses sur roulettes qu’un jeune producteur visionnaire a eu l’idée de me contacter pour me proposer de mettre en images son projet intitulé Funkytown.

J’ai balayé mon scepticisme et j’ai consulté le volumineux dossier de recherche que Simon Trottier avait concocté pour me rendre compte que le réalisateur en moi, qui aime explorer les zones sombres de l’être humain, allait trouver amplement de matière pour travailler avec les quatre années qui se sont déroulées à Montréal entre 1976 et 1980! Que s’est-il passé lors de cette exceptionnelle époque d’effervescence? Jugez par vous-même :

Montréal, 1976, les Olympiques, le Parti Québécois prend le pouvoir, le dollar canadien qui vaut 1,15 $US, un New York violent, un Los Angeles sur les hallucinogènes, un Paris trop loin de l’Amérique; tout est en place pour que la métropole canadienne de l’époque se prenne pour une grande ville internationale et devienne, l’espace d’un moment, LA destination « sex, drugs and disco ».

Montréal, 1980, l’échec du rêve référendaire, l’économie qui vacille, l’exode des anglophones et de leurs capitaux vers Toronto, les overdoses, le sida, la mort du disco… Il y avait plus d’une histoire à raconter sur cette époque. Avec Steve Galluccio, on a décidé d’en raconter sept. Ce fut le plus gros « challenge » de ma courte carrière. En voici le résultat: Funkytown.

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