Guibord s’en va-t-en guerre – Film de Philippe Falardeau

Sixième long métrage de fiction réalisé par Philippe Falardeau, Guibord s’en va-t-en guerre est une comédie politique dans laquelle le pouvoir canadien en prend pour son grade.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=ypkGxGMr7bI

Sixième long métrage de fiction réalisé par Philippe Falardeau, Guibord s’en va-t-en guerre est une comédie politique dans laquelle le pouvoir canadien en prend pour son grade. Oscillant entre satire et regard empreint de réalisme social dans sa façon de montrer les diverses épreuves des élus de région, ce retour de Falardeau en terre natale après son passage américain est des plus attendus.

Présenté en première mondiale à Locarno, Guibord s’en va-t-en guerre met Patrick Huard une nouvelle fois en contact avec Haïti, dans un rôle toutefois plus subtil que le triste Égo Trip sorti cet été. À ses côtés, saluons la performance d’Irens Exantus, québécois d’origine haïtienne qui fait ici ses débuts comme acteur professionnel. Il est sans aucun doute l’une des bonnes surprises, d’un casting haut en couleurs.

Titre de la version internationale: My Internship in Canada.

Images de comédiens Suzanne Clément et Patrick Huard dans Guibord s'en va-t-en guerre (réal. Philippe Falardeau, 2015 - Christal Films - Photo Ronald Plante)

Suzanne Clément et Patrick Huard dans Guibord s’en va-t-en guerre (réal. Philippe Falardeau, 2015 – Christal Films – Photo Ronald Plante)

Entrevue du réalisateur

L’idée de départ vient de votre confrère cinéaste et ami André Turpin ?

La genèse remonte à une soirée dans un bar plus précisément. Nous étions en train de prendre un verre et il m’a « offert » cette idée : un député qui, étant le seul à ne pas avoir annoncé ses intentions à quelques jours d’un vote libre au Parlement (sur l’avortement ou la peine de mort), se retrouve avec le vote décisif. Dès lors, les lobbys accourent pour tenter d’influencer son vote. Je lui ai demandé, « Puis après ? ». Il m’a répondu, « Après, ça te regarde! ». Le récit restait à trouver. L’enjeu aussi. J’ai ensuite eu un coup de pouce de deux autres amis cinéastes. J’ai d’abord fait un premier voyage de recherche en Abitibi avec Vincent Lannoo [réalisateur belge de Strass, Au nom du fils. ndlr]. Comme le politique et l’absurde alimentent régulièrement l’imaginaire cinématographique belge, Vincent a été un collaborateur inspiré lors de cette genèse. Il m’a aidé à regarder d’un œil oblique une réalité québécoise qui m’était familière. Pour lui, tout était intéressant, nouveau et potentiellement riche en humour. Plus tard, alors que le scénario en était à sa huitième ou neuvième version, j’ai fait appel à Stéphane Lafleur. J’étais un peu bloqué sur le plan du récit car je craignais que la comédie vienne saborder le propos politique. Stéphane a été d’une aide précieuse pour identifier les enjeux importants et pour pousser d’avantage l’humour.

Au stade de l’écriture, pensiez-vous déjà à l’humoriste Patrick Huard pour jouer le rôle ?

Non. Durant ce processus, je n’avais pas d’acteur en tête. L’idée d’offrir le rôle à Patrick nous est venue quelques mois avant le tournage. Je regardais la cérémonie des Jutra à la télévision, durant laquelle il a prononcé un discours dans le cadre de l’hommage rendu à la cinéaste Micheline Lanctôt [Sonatine, Pour l’amour de Dieu, ndlr]. J’ai perçu dans sa façon de s’exprimer, dans sa générosité et dans l’ouverture de son visage, une maturité que je ne lui connaissais pas. J’ai tout de suite envoyé un courriel à mon producteur Luc Déry. Au même moment, Luc, qui était assis dans la salle, m’envoyait un message texte avec la même idée. La première fois où j’ai rencontré Patrick pour discuter du scénario, il m’a dit qu’au-delà de l’humour, c’était surtout l’humanité du personnage qui l’intéressait. J’ai beaucoup aimé cette approche. Au final, mon choix s’est arrêté sur lui parce que c’est un bon comédien, solide et sensible, tout simplement.

Extrait du dossier de presse. Entrevue réalisée par Martin Bilodeau, Mediafilm.

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