Chorus – Film de François Delisle

Après le succès remporté par son précédent film Le météore, François Delisle revient avec Chorus, un drame psychologique tourné en noir et blanc et sélectionné à Sundance et à Berlin.

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Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=pbNma6tRDpk

Après le succès remporté par son précédent film Le météore, François Delisle revient avec Chorus, dans lequel un couple séparé replonge dans l’horreur de la mort de leur fils, plusieurs années après le drame, alors que des aveux et des restes de cadavre émergent.

Tourné en noir et blanc à Montréal et au Mexique ce drame psychologique eut droit à sa première mondiale en janvier 2015 au festival de Sundance où il fut chaleureusement accueilli par la critique. Outre Screen Daily qui l’a placé dans sa liste des dix films à voir, le Los Angeles Times et Indiewire ont encensé cette nouvelle production de l’un des cinéastes québécois les plus intéressants.

Présenté à Berlin dans la foulée de Sundance, et obtenant un accueil tout aussi remarqué, Chorus aura droit à sa première canadienne en clôture de la 33e édition des Rendez-vous du cinéma québécois le 28 février 2015.

Fanny Mallette dans le film Chorus de François Delisle (photo Anouk Lessard).

Fanny Mallette dans le film Chorus de François Delisle (photo Anouk Lessard).

Mot du réalisateur

En mettant en scène un couple disloqué et forcé de se retrouver après dix ans autour de la dépouille de leur fils, je savais que nous allions explorer avec eux les territoires du souvenir, du remords, de la souffrance, de l’espoir et du combat de vivre en face de la mort.

Pendant dix ans, cet homme et cette femme ont erré désorientés, sans dynamisme. Obligés de revenir sur les lieux du massacre, ils doivent tenter de faire le deuil et guérir de cette blessure narcissique radicale qu’est de perdre son enfant. Car, à vrai dire, ils ne sont plus « parents », ils ne sont plus « rien ». Ce trou a dévasté leur pensée, leur langage, leur affectivité, tout ce qui les constituait comme sujet. La mort de l’enfant renvoie ses parents à leur condition de mortels. Abstraitement, ils doivent accepter leur mort future et, concrètement vivre leur vie actuelle.

J’ai voulu avec Chorus, malgré la noirceur dans laquelle nous plongeons, faire que la mort n’entame pas chez les deux personnages leur capacité à vivre. Les souvenirs, la nostalgie, les instants d’étrangeté persistent, mais avec la possibilité ou l’espoir d’être englobés dans une vie à nouveau en mouvement, sans sentimentalisme. Pour y parvenir, il fallait que les choses soient là, qu’elles soient évidentes. Comme regarder en face et fixement ce dont, d’habitude, on se détourne. J’ai voulu que Chorus soit avant tout une expérience de la vie, qu’elle aille bien au-delà de la technique du cinéma. Car ici, nous sommes autant du côté de la mort que du côté de la vie, ne l’oublions pas.

Source : dossier de presse

Musiques

Hodie puer nascitur – homo mortalis firmiter, ANONYME, France, XIVe siècle ; Le ray au soleyl qui dret som kar meyne, JOHANNES CICONIA ; Mayra, LUZ ROJA DE SAN MARCOS ; Osculetur me, GIOVANNI PIERLUIGI DA PALESTRINA ; For C., SYLVAIN CHAUVEAU ; Bambi, SUUNS ; 2020, SUUNS et Music Won’t Save You, SUUNS

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