Sarah préfère la course – Film de Chloé Robichaud

La valeur n’attend pas le nombre des années. Parlez-en à Dolan et à Chloé Robichaud qui décroche une sélection en compétition à Cannes avec Sarah préfère la course, son premier long métrage.

Lien YouTube : http://youtu.be/watch?v=eFCPr6YccGE

Sarah préfère la course est le premier long métrage réalisé par la jeune auteure et réalisatrice Chloé Robichaud, diplômée en cinéma de l’Université Concordia et sortie de l’Institut national de l’image et du son (INIS) en 2010. Chloé Robichaud et sa productrice Fanny-Laure Malo, en sont à leur seconde collaboration, après le court métrage Chef de meute, présenté en compétition à Cannes en 2012.

Le film retrace un point tournant dans la vie d’une jeune athlète et expose les conséquences et les sacrifices engendrés par le rêve de compétition. Le film a été choisi pour faire partie de la sélection officielle, Un Certain Regard, au Festival de Cannes en mai 2013.

Suite à sa première mondiale au Festival de Cannes, Un certain regard, en mai 2013 et une sortie en salles québécoise lui ayant procuré un beau succès d’estime, Sarah préfère la course a parcouru les festivals du monde entier. Le film s’est distingué dans plusieurs pays, obtenant des récompenses méritées. Citons entre autres, le prix du jeune jury du Education Jury Project 2013 du 57ème BFI London Film Festival, le 18e Annual Artistic Merit Award décerné par le jury du WIFTV (Women in Film + Television Award), ainsi que le prix du meilleur long métrage au Baja International Film Festival de Los Cabos, au Mexique.

Le film a été vendu dans plusieurs marchés étrangers, dont la France, où il sortira en mai 2014 (distribution Aramis Films).

Mot de la réalisatrice

Sarah préfère la course parle de la poursuite d’un objectif et aborde les angoisses d’une jeune athlète qui ne vit que pour la course. À l’opposé du film sportif classique, l’histoire ne cherche pas à expliquer la grandeur de son rêve et ses résultats positifs, mais plutôt à en montrer les conséquences et les sacrifices qu’il engendre pour l’athlète et son entourage. Dans ce film, le rêve est à la fois beau et enivrant, mais aussi destructeur et égoïste, à l’image du personnage central. Sarah va apprendre la vie à toute vitesse. Elle apprend, comme plusieurs jeunes gens de son âge, à faire des choix et à assumer les conséquences de ces actes.

On y suit une femme qui ne cadre pas dans les théories générales de la féminité de par son habillement, son approche sociale, sa réserve. Le personnage d’Antoine, l’ami avec qui Sarah déménage à Montréal, montre aussi une facette intéressante de la masculinité; il est davantage centré sur ses émotions, plus démonstratif. Ils sont « Sarah » et « Antoine », avant d’être une « femme » et un « homme ». Ils s’imposent un modèle familial conventionnel et hétérosexuel à un âge encore très jeune en choisissant un mariage. Même s’ils disent qu’il est d’ordre financier, le mot mariage est significatif. Le film explore cette idée symbolique du mariage, et son pouvoir sur une personne et ses sentiments.

Source: dossier de presse

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