FNC 2017 – Notes sur quelques films

Mes notes des films québécois vus lors de la 46e édition du Festival du nouveau cinéma.

Comme l’an passé, vous trouverez dans le tableau ci-dessous les notes des films québécois vus lors de la 46e édition du Festival du nouveau cinéma. Pour certains d’entre eux, une critique complète sera publiée lors de la sortie du film en salles, ou suite au visionnement si la date de sortie est inconnue et que le film mérite une attention particulière.

Films québécois vus lors du FNC 2017

Dernière mise à jour : 16 octobre 2016

No Titre Note Remarque
1 Claire l’hiver 3 / 5 vendredi 6 – Drôle et débordant d’énergie, cette première fiction donne l’image d’une jeune artiste qui ose s’aventurer hors des formats traditionnels. C’est un bricolage inventif, dénué de formalisme, rafraîchissant comme l’hiver. Un essai somme toute plutôt très prometteur, à condition que la démarche narrative soit un peu mieux canalisée.
2 Après coup 3 / 5 vendredi 6 – Portée par des comédiens justes et sensibles qui constituent l’atout principal du film, cette histoire de reconstruction personnelle s’écarte du drame habituel. Le récit aurait toutefois tiré avantage à explorer plus avant les éléments de mystère de sa seconde partie.
3 Oscillations 2,5 / 5 samedi 7 – Difficile de trouver les clés de cette histoire sombre qui peine à véhiculer ses émotions. Plusieurs pistes s’ouvrent, se ferment, restent en suspens sans parvenir à se rejoindre. L’interprétation, sobre, mais désincarnée, n’aide pas la cause de ce premier long métrage au demeurant fort adroitement filmé.
4 Eye On Juliet NC Pas vu, était projeté en même temps que le Denis Côté (quelle idée!!)
5 Ta peau si lisse 3 / 5 samedi 7 – C’est du Côté, donc forcément ce n’est pas banal. On ressent la fascination exercée par le sujet, comme c’était le cas de ses trois essais précédents. On a toutefois du mal à décerner la finalité de son film, même si l’on comprend la volonté de ne pas déranger l’ordre établi d’un milieu chargé de mystères. La finale, entièrement fictionnelle, laisse songeur.
6 La petite fille qui aimait trop les allumettes 3,5 / 5 samedi 7 – Oeuvre métaphorique très audacieuse tant dans son récit que dans sa forme. Le spectateur est pris à la gorge dès les premiers instants par l’atmosphère étouffante de ce monde en décomposition. Conclusion explicative décevante.
7 Innocent 2 / 5 lundi 9 – Un personnage aux contours assez flous, en dehors de la certitude qu’il n’est et ne peut être qu’un looser ordinaire, est mis en situation dans un chapelet de saynètes décousues, sans grand intérêt, qui ne se répondent pas. Les éléments comiques sont absents. Tout est superficiel, y compris le dénouement. Emmanuel Bilodeau est impeccable, certes, mais ça ne suffit pas.
8 Les faux tatouages 3 / 5 lundi 9 – En épurant son récit de ses aspects les plus sombres, Plante se concentre sur ses deux personnages et la spontanéité de leur amour naissant. Empreinte de plusieurs beaux moments, d’humour et de naturel, cette douce chronique de la jeunesse urbaine s’avère cependant trop ténue pour tenir sur la durée d’un long métrage.
9 Vénus NC pas vu
10 La zone NC pas vu
11 Les affamés 3,5 / 5 Jeudi 12 – En dépit de quelques errances en première partie, ce récit de zombies à saveur bucolique atteint un haut niveau de perfection dans une dernière demi-heure portée par une grâce infernale et une vision poétique du chaos. Le meilleur film de genre commercial québécois? Probablement oui.
12 All You Can Eat Bouddha 4 / 5 Vendredi 13 – Une tonalité déjantée anime cette fantaisie tout aussi surréelle que débonaire. Entre bronzette au soleil et ambiance de fin du monde, Ian Lagarde signe un premier long métrage au style unique. Son bouddha bienfaiteur est-il la marque d’une signature naissante? Peut-être, on verra la suite des choses. En attendant, All You Can Eat Bouddha est assurément notre coup de coeur de la sélection québécoise de ce 46e FNC.
13 Un printemps d’ailleurs 2,5 / 5 Vendredi 13 – Ambitieux dans sa forme, ce récit de reconstruction relate l’exil d’une femme meurtrie, aussi étrangère dans son pays natal qu’à Montréal. Habité par un spleen existentiel constant, Un printemps d’ailleurs possède les vertus apaisantes de la méditation intérieure, en plus de proposer de belles images de la Chine profonde. Trop ténu, le récit se perd en cours de route.
14 Sashinka 2 / 5 Dimanche 15 – Empêtrés dans une accumulation de péripéties arrangées avec le gars des vues, les protagonistes et leur lot de « tares » modernes (manque de confiance en soi, addiction au jeu, solitude, entre autres) paraissent trop peu exploités. Une dose accrue de sensibilité aurait peut-être adouci la propostition qui offre pourtant une prémisse intéressante. Dommage, car derrière le chaos ambulant qu’est cette mère sortie de nulle part, il y a une être blessé dont on aurait aimé apprendre davantage.
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